Le président de la commission nationale des droits de l’homme (CNDH) Mahamat Nour Ibedou a fait une déclaration à l’occasion à la journée des droits de l’homme célébrée ce 10 décembre.

Selon le président de la CNDH, la dignité de la personne humaine est le principe selon lequel une personne ne doit jamais être traitée comme un objet ou comme un moyen, mais comme une entité intrinsèque. Elle mérite un respect inconditionnel, indépendamment de son âge, de son sexe, de son état de santé physique ou mentale, de sa condition sociale, de sa religion ou de son origine ethnique.

« Bien entendu, les idéaux de la Déclaration universelle des droits de l’homme ne sont pas aujourd’hui toujours et partout respectés et ce, ni ailleurs, ni dans notre beau pays ! Des libertés fondamentales, telles que la liberté d’opinion, la liberté d’expression, la liberté d’association et de réunion ou encore la liberté de manifester sont encore bafouées, voire durement réprimées » deplore-t-il.

Le président de la CNDH Mahamat Nour Ibedou concernant la justice indique que celle qui est lente, onéreuse, voire inefficace parfois, a rarement bonne presse auprès des citoyens. Lorsqu’ils sont sondés, ceux qu’on appelle aussi “les justiciables” multiplient les mots pour se plaindre de ses maux. « Et malgré les nombreux rapports et mémoires produits par les gouvernements pour le rendre plus convivial et accessible, le système judiciaire semble encore loin de répondre aux besoins du public ».

Pour lui, l’égalité devant la justice suppose que les justiciables se trouvant dans une situation identique doivent être jugés selon les mêmes règles de procédure et de fond. En conséquence, les privilèges de juridiction, qui permettent à certains individus d’être jugés dans des conditions plus favorables, doivent être définitivement supprimés.

Mahamat Nour Ibedou invite le Gouvernement qui a la responsabilité de respecter, protéger et promouvoir les droits de l’Homme, à inscrire toutes ses actions dans le respect des droits de l’Homme, “même s’il faut reconnaitre la difficile conciliation de l’obligation d’un État à défendre ses populations à l’obligation de respecter les droits de la personne humaine”. C’est en cela que, conclut-t-il, nous montrerons la grandeur de notre pays et notre culture des droits humains.