Chaque 6 février, le monde célèbre la journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines. Au Tchad, l’UNICEF indique que 34 % des femmes ont été victimes de mutilations génitales.

34%, c’est la proportion des femmes qui ont été victimes de mutilation génitale au Tchad, a publié le Fond des Nations-unies pour l’enfance (UNICEF). L’organisation indique qu’elle travaille sans relâche avec les autorités et ses partenaires pour mettre fin à ces pratiques aux lourdes conséquences.

Dans le même sillage, le Fonds des Nations-unies pour la population (UNFPA) et l’UNICEF ont indiqué que les mutilations génitales féminines (MGF) violent les droits des femmes et des filles et limitent leurs futures possibilités en matière de santé, d’éducation et de revenu. ’’Ancrées dans l’inégalité des genres et les déséquilibres de pouvoirs, elles constituent un acte de violence fondée sur le genre portant atteinte au corps des filles, réduisant leurs perspectives d’avenir et mettant leur vie en danger’’.

Dans un communiqué publié ce six février, ces deux organisations estiment que « Cette année, selon les dernières estimations de l’UNFPA, 4,3 millions de filles risquent de subir des mutilations génitales ». Elles ajoutent que ce chiffre devrait atteindre 4,6 millions d’ici à 2030 malgré les efforts fournis. « Les conflits, les changements climatiques et l’augmentation de la pauvreté et des inégalités continuent de miner les efforts que nous déployons pour transformer les normes sociales et de genre à l’origine de cette pratique néfaste, ainsi que de perturber les programmes visant à protéger les filles ».

Appel à des actions concrètes

Selon l’UNFPA et l’UNICEF, dans de nombreux pays, une opposition aux mutilations génitales féminines (MGF) de la part des hommes et des garçons a été  constatée. Ainsi, elles ont cité à titre d’exemple Éthiopie, ’’l’un des pays présentant l’un des plus forts taux de MGF au monde, les hommes sont 87 % à y être opposés, selon une récente étude menée par l’UNICEF’’. Ainsi, à l’occasion de la journée internationale de la tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines 2023, l’UNFPA et UNICEF appellent la communauté internationale à :

Créer des partenariats avec les hommes et les garçons et à les mobiliser pour changer les rapports de pouvoirs inégaux et remettre en question les attitudes et les comportements induits par l’inégalité des genres et menant aux MGF ;

-Intégrerdes approches qui transforment la conception des genres et l’évolution des normes sociales au sein des programmes de lutte contre les MGF ;

-Investir dans l’élaboration de lois et de politiques nationales qui protègent les droits des femmes et des filles, notamment dans des plans d’actions nationaux pour l’élimination des MGF.