Le début de la saison des pluies rend la vie difficile à la population de Laï, chef-lieu de la province de la Tandjilé. Le prix des articles sur le marché de ladite ville bouscule le panier de la ménagère et vide les poches des chefs des familles.

C’est un problème réel, mais personne ne s’en rend compte. Le prix de tous les articles exposés sur le marché de Laï donne de vertige aux consommateurs. Les céréales en général deviennent rares et les prix sont exorbitants. Le riz décortiqué par exemple dont un demi coro se vendait en mai à 500f, gravite en ces deux premières semaines de juin autour de 600 et 650 FCFA soit un sac de 100kg entre 48 000F et 52 000f. Le mil, le sorgho, le maïs et autres gravitent autour de 32 000 à 36 000 FCFA.

Du côté des produits cosmétiques et vêtements, les clients se plaignent non seulement des prix qui grimpent de jour en jour mais aussi du manque de qualité.

Les commerçants, quant à eux, justifient cette hausse des prix par le manque de ravitaillement à cause de l’état des routes d’accès à la province mais aussi des prix qui sont augmentés par les grossistes. « Nous-mêmes, nous commandons cher, donc on ne peut pas vendre à vil prix », lâche un détaillant. Un autre à côté ajoute « en plus des grossistes qui nous vendent cher, le transport est un autre problème. C’est pourquoi nous augmentons légèrement pour couvrir nos dépenses, car on ne peut pas tourner à perte », conclut-il.

Il faut signaler que pour le moment, les routes d’accès à la Tandjilé sont encore praticables. Quelle sera donc la situation socio-économique de la population de Laï quand la Tandjilé sera totalement enclavée ?

Koumgue-Gueyeng Dono Emmanuel, correspondant à Laï