Tchad : les avocats d’Hassan Azene et ses complices dénoncent leur détention illégale

Tchad : les avocats d’Hassan Azene et ses complices dénoncent leur détention illégale

JUSTICE – Lors d’une communication faite à la Maison des médias de N’Djamena, un collectif d’avocats composé de Ngarta Eléazar, Lokoulde Francis, Albas Jacques Derthal et Moune Koudanbe a demandé la libération immédiate de Abdelkerim Djibrine, Djouma Ousmane et Hassan Azene conformément à l’article 450 du code de procédure pénale.

« Tout prévenu qui a été relaxé ou absout, ou condamné à une peine d’emprisonnement avec sursis ou à une simple peine d’amende, est immédiatement mis en liberté nonobstant appel », dispose l’article 450 du code de procédure pénal. C’est dans l’esprit de cet article que les avocats de Abdelkerim Djibrine, Djouma Ousmane et Hassan Azene ont tenu à informer l’opinion nationale sur la « détention illégale » de leurs clients.

La Chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de N’Djamena a vidé en date du 24/05/2019 sa saisine en condamnant Monsieur Abdelkerim Djibrine à sept (7) ans d’emprisonnement avec sursis et à payer la somme de 500.000 francs CFA d’amende ferme.  Hassan Azene a écopé d’une peine de cinq ans d’emprisonnement avec sursis et a été condamné à payer la somme de 500.000 francs CFA d’amende ferme. Djouma Ousmane a été relaxé au bénéfice du doute. En outre, à titre de 15.000.000 francs CFA assortie d’une exécution provisoire de réparation, une somme 5.000.000 francs CFA a été allouée à la partie civile.

Le collectif des avocats de la défense estime que leurs clients « devaient être systématiquement libérés selon la lettre et l’esprit du Code de procédure pénale ». Ils déplorent qu’une semaine après le verdict du Tribunal, leurs « clients sont encore en détention pour des raisons inavouées ». « Le Parquet général près la Cour d’appel de N’Djamena fait obstruction à leur liberté alors que le parquet d’instance a signé les ordres de mise en liberté conformément au dispositif du jugement correctionnel les condamnant », ajoute Me Ngarta Eléazar.

Me Eleazar rajoute qu’aller en contradiction avec les dispositions du code de procédure pénale est un viol des instruments juridiques nationaux et internationaux.

A cet effet, les avocats dénoncent la détention « illégale et arbitraire » de leurs clients et en retour exigent en retour leur « libération immédiate et sans condition dans les 48 heures qui suivent. » Faute de quoi, ils useront de « tous les moyens légaux pour faire cesser cette injustice criarde ». Plus que 24 heures pour le parquet général de N’Djamena pour les libérer.

Notons que les trois hommes ont été accusés du délit de mariage et complicité de mariage sur mineure.

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