L’Union africaine (UA) et les Nations Unies (ONU) ont mis en garde contre les conséquences de la crise politique au Soudan, et appellent les partis politiques à reprendre d’urgence le dialogue.

L’envoyé spécial de l’UA au Soudan, Mohamed Hacen Lebatt et le directeur de la Mission intégrée des Nations Unies pour l’assistance à la transition au Soudan (MINUATS), Volker Perthes, ont participé jeudi à une conférence de presse conjointe à Khartoum dans le cadre des efforts conjoints de ces deux organisations pour faciliter un dialogue ente les parties soudanaises.

“Tous les indicateurs dont nous disposons actuellement au niveau de l’UA et de l’ONU indiquent que le Soudan est en grand danger et, si les parties ne parviennent pas à s’accorder, les choses pourraient s’accélérer dans un sens qu’aucun patriote ne désire”, a déclaré M. Lebatt lors de cette conférence de presse.

“Tout consensus sur les structures de la période de transition et sur les institutions de gouvernance, en particulier en ce qui concerne le poste de Premier ministre, doit rester soudanais”, a souligné de son côté M. Perthes.

Le 10 janvier, la MINUATS a lancé un processus politique intra-soudanais visant à mettre fin à la crise politique dans ce pays, et M. Perthes a mené des consultations avec les partis politiques soudanais et avec les forces civiles dans ce pays.

Récemment, l’UA s’est jointe à l’ONU pour chercher un règlement politique au Soudan.

Le Soudan est en proie à une crise politique depuis la décision du général Abdel Fattah Al-Burhan des forces armées soudanaises le 25 octobre 2021 de déclarer l’état d’urgence et de dissoudre le conseil souverain et le gouvernement.

Depuis, la capitale soudanaise Khartoum et d’autres villes ont été le théâtre de manifestations incessantes réclamant un retour à un pouvoir civil.