Tchad : de lourdes peines requises contre des complices de Habré

N’DJAMENA, 5 mars (Xinhua) — Dans le procès des dignitaires de la police politique de l’ancien dictateur tchadien Hissène Habré, le ministère public a requis, mercredi et jeudi, des peines lourdes: des travaux forcés pour dix ans, vingt ans ou même à perpétuité.

Après plus d’un mois d’interruption pour fait de grève des avocats, les audiences de la session criminelle spéciale de la cour d’appel de N’Djaména statuant sur les cas des agents de l’ex-Direction de la documentation et de la sécurité (DDS, police politique de Habré), ont repris avec les réquisitions du ministère public.

Pendant deux jours, le procureur général près la cour d’appel, Louapambé Mahouli Bruno, et ses substituts se sont succédé pour démontrer les liens de cause à effet des charges qui pèsent contre la vingtaine des prévenus: assassinats, tortures, séquestrations, détentions arbitraires, coups et blessures volontaires, cours et blessures mortels et autres actes de barbarie.

Ils ont requis la peine la plus lourde, celle de travaux forcés à perpétuité, à l’encontre de trois d’entre eux: Saleh Younous, Mahamat Djibrine et trois autres prévenus.

A l’endroit de trois autres prévenus dont Mahamat Wakaye, ex-directeur adjoint de la sûreté nationale sous Habré et qui, après la chute du régime, occupera notamment les fonctions de directeur de la police judiciaire, le procureur général a demandé dix ans de travaux forcés.

Cinq ans de travaux forcés sont requis contre d’autres figures de la répression sous Habré.

A l’endroit d’une demi-douzaine d’accusés dont Toké Dadi, le dernier directeur de la DDS, le ministère public a demandé l’acquittement pur et simple.

Ces différents réquisitoires interviennent après les plaidoiries des avocats des parties civiles et des victimes.

La fin du procès est prévue pour le mercredi 11 mars.

Après la chute de Habré, en décembre 1990, les nouvelles autorités du pays ont institué une Commission nationale d’enquête portant sur les crimes et détournements commis par l’ex-président, ses co-auteurs et/ou ses complices.

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