Société : les bongorois refusent-ils la modernisation ?

Inexploité, le marché moderne de Bongor est à la merci des voleurs et est devenu le refuge des sans-abris. Pourtant, ce sont des milliards de nos francs qui sont investis pour sa construction.

Construit le 1e décembre 2013, à l’occasion de la fête de la démocratie au Tchad, le marché moderne de Bongor ne séduit pas les commerçants. Boutiques fermées, poissonnerie inutilisée, portes arrachées, telle est l’image dudit marché, sans parler des herbes qui l’entourent.

Pourquoi est-il dans cette situation ? « Les commerçants ont refusé de s’installer là parce que d’après eux, les boutiques construites sont trop restreintes », explique un conducteur de moto-taxi rencontré dans la ville de Bongor.

côté sud du marché moderne de Bongor

Depuis que le marché est construit, les commerçants n’ont pas envie d’y vendre leurs marchandises. Occupé à moitié, ce marché moderne de Bongor ressemble tout sauf à un marché moderne. Ce qui donne une occasion aux personnes de mauvaise volonté de faire leurs opérations malsaines sans gêne.

« Une semaine seulement après l’installation des panneaux solaires dans ce marché, les voleurs sont venus faire le travail et aujourd’hui, le marché ne ressemble pas du tout à un marché moderne », confie un habitant de cette ville, qui visiblement trouve cette situation très risible.

Alors que la construction de ce marché entre dans la vision du gouvernement de rendre à la capitale de la province du Mayo-Kebbi-est la valeur qui lui revient, les mentalités et les intérêts personnels constituent un obstacle.

Un commentaire

  1. Ndjig - nan Dinza
    3 septembre 2020 at 12 h 02 min Répondre

    Un Etat sans intellectuel, gouverné sans spécialiste,
    Avant de construire un marché, on doit faire une étude de besoin auprès de la population bénéficiaires, on doit recueillir leurs impressions sur le plan de projet. Les hommes ne sont pas un troupeau des animaux pour rester neutre devant toute action. On ne peut réaliser un projet sans une recherche théorique et empirique. Sinon on risque de construire quelque chose que personne ne peut apprécier.
    Comprennez donc que la faute ne revient pas au bongorois, mais au réalisateur du projet.le plan du projet qui a à été réalisé en Europe ou même dans d’autres villes d’Afrique ne doit pas être identique à celui du tchad, il faut contextualisé les choses.

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