Société : le commerce de poisson braisé pris d’assaut par les hommes

Société : le commerce de poisson braisé pris d’assaut par les hommes

Depuis belle lurette, au Tchad, la vente du poisson en général et du poisson braisé en particulier est une activité délaissée à la gent féminine. Mais ces derniers temps, la tendance est en train de changer. Les hommes s’invitent à cette activité créant ainsi de la concurrence.

Si auparavant ce sont les femmes qui brasaient les poissons dans les débits de boisson et autres, ce n’est plus le cas de nos jours. Car, les hommes s’intéressent de plus en plus à cette activité. Le constat est remarquable un peu partout dans les bars, alimentations et carrefours de N’Djamena. A seul ou en groupe, les hommes exercent aisément cette activité aux côtés des femmes qui ne se contentent, pour certaines, que de faire de la soupe et autres.  

Dans une alimentation de la capitale, d’un côté, il y a une femme qui prépare de la soupe, du rognon, du gésier, etc. de l’autre, Alfred, un jeune homme bondé d’énergie, très actif gère sa grillade avec passion. A la forte pression de la demande de sa clientèle, le jeune s’accélère pour satisfaire tout le monde.

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Existe-t-il des activités destinées aux femmes ?

Selon Alfred, ‘’ toute activité est génératrice de revenu et destinée à tout le monde. C’est dommage que certaines personnes discriminent et il n’existe aucun critère pour qualifier une activité à une spécificité féminine. ‘’  Carpes, maquereaux braisés accompagnés avec de la moutarde ou de la salade, les hommes s’y connaissent dans toutes les spécialités. Et les clients ne s’en plaignent pas. Ils ne font pas la différence. « Ils n’ont jamais revendiqué la préparation faite par une femme pour déguster », a confirmé Alfred, le tenancier de la poissonnerie.

Auparavant, ce sont les hommes venus des pays voisins en quête d’eldorado au Tchad qui pratiquaient ce genre d’activités. Mais, aujourd’hui, certains jeunes tchadiens ayant voyagé en Afrique de l’Ouest qui connaissent à peu près ce que génère ce commerce, s’y lancent une fois rentré au pays.  « Pour moi cette activité constitue un remède pour le manque d’emploi dans mon pays. On n’est pas appelé à être tous au bureau », a souligné Alfred.

Faut-il continuer à choisir les activités qui doivent correspondre à la gent ?

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