Société : certains N’Djamenois redoutent les dégâts des pluies à venir, d’autres non

Société : certains N’Djamenois redoutent les dégâts des pluies à venir, d’autres non

La saison pluvieuse approche à  grand pas. En attendant son arrivée, des mouvements s’observent dans différents quartiers de N’Djamena. Si la question d’inondation préoccupe certains habitants, d’autres en font un problème mineur.

N’Djamena s’apprête à accueillir la saison pluvieuse, pire cauchemar de certains habitants et ce, à cause des inondations.  A l’approche de cette saison, on distingue deux types d’habitants des quartiers inondables. D’un côté, il y a ceux qui s’organisent pour faire face à l’inondation et de l’autre côté ceux qui ne se soucient même pas de ce phénomène.

Au quartier Chagoua dans le 7e arrondissement, les habitants s’organisent pour contenir l’inondation. Sur l’axe de l’Université Polytechnique  la Francophonie, les habitants espèrent ne plus revivre les mêmes désastres causés par la pluie les années antérieures. « Comme on a nivelé la route avec du sable, c’est sûr qu’il n’y aura pas assez d’eau par ici cette année » se réjouit Madeleine, habitante des abords. Au quartier Moursal dans le 6ème arrondissement, c’est le même souhait. Non loin du bar Aurora,  un groupe de jeunes creuse un caniveau à la devanture d’une maison pour drainer l’eau de pluie.

Mais, dans une autre partie du quartier Moursal, le constat n’est pas le même. Pas de caniveaux creusés, ceux qui existent restent bouchés. Sur l’avenue Kondol,  les riverains attendent venir la saison de pluie comme à l’accoutumée sans se soucier. Pourtant ils font partie de ceux-là qui pataugent visiblement durant cette saison. Un ancien habitant de ce quartier, M. Mbairamadji Narcisse, estime qu’il n’y a rien à faire face à cette situation. « Cette route demande beaucoup de travail qu’on ne peut réaliser en quelques semaines. Il faut refaire les caniveaux, les élargir. On ne peut pas relever le niveau du goudron parce que si on le relève, l’eau va plus entrer dans les concessions » dit-il.

L’habitué de l’avenue Kondol, par ailleurs géologue, fait savoir que lorsqu’il pleut, l’avenue se transforme en un lac et les maisons et boutiques situées en bordure de cette route sont inondées, chose connue de tous d’après lui. « C’est un problème qu’on n’a pas vu en amont. Quand ils creusaient les caniveaux, ils ont orienté les pentes vers le fleuve alors que le niveau du fleuve actuellement est au-dessus de la route » affirme-t-il.

Inondation ou pas, les commerçants et les tenanciers des boutiques et des bars sur l’avenue Kondol ne voient pas pour autant leurs business menacés par les pluies qui s’annoncent. « Les années passées, les gens ont marché dans l’eau pour venir nous faire des recettes. Je ne vois pas pourquoi ça changerait cette année. On est habitué à ça », se contente de dire un boutiquier du quartier connu sous le nom de Usher. Quoiqu’ils fassent, les inondations sont inévitables. Même si c’est le cas, mieux vaut prendre des précautions.

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