Les nouveaux billets de 500 FCFA, source de discordes

Les nouveaux billets de banque de 500 FCFA créent de discorde entre les commerçants et leurs clients. Mis en circulation depuis janvier dernier, les nouveaux billets dit sécurisés pour limiter la détérioration par rapport aux anciens, ces nouveaux billets sèment des conflits entre les populations.

A N’Djamena comme dans les provinces, le constat est le même. Il faut bien vérifier les numéros de série des billets de 500 FCFA. Le plastique qui couvre ces billets décolle et emporte avec lui certains numéros d’identification inscrits aux les deux bouts. Cette détérioration est à l’origine de différends entre acheteurs et vendeurs. Mbaidouboum Yves, vendeur de cigarette au quartier Dembé explique son cas : « Au début, moi je prenais ces billets mais souvent mon grossiste les rejette donc je suis obligé de ne pas les accepter. J’ai plus d’une dizaine de ces billets dans ma caisse comme vous pouvez voir ». Le problème se pose dans tous les secteurs économiques du pays. Mais le plus grave se situe au niveau des transports urbains et dans les boutiques.

Certaines personnes malignes, s’arrangent à compléter les  numéros manquants soit avec un crayon ou un stylo à bille noir. Selon les utilisateurs, certaines banques de la capitale rejettent elles également ces billets usés. C’est l’exemple de ce gérant de dépôt des bières au quartier Chagoua. « Nous on souffre vraiment avec ces billets. Tu amènes à la brasserie, on ne prend pas, même dans les banques. On rencontre souvent de problème avec les clients et nos employeurs. Car si on ne prend pas à la banque ou à la brasserie, l’employeur calcule les billets usés et défalque sur le salaire à la fin du mois. Et si les banques rejettent qu’allons-nous faire nous les particuliers », s’exclame-t-il.

En mars dernier, la BEAC à travers un communiqué de sensibilisation, explique que les nouveaux billets bénéficient d’un traitement de surface spécifique visant à les protéger contre toute forme de vieillissement précoce et à permettre  son traitement mécanisé.  Visiblement, la réalité en est toute autre.

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