Beauté : Que deviennent les salons de coiffure face à la prolifération des chapeaux à perruque ?

Beauté : Que deviennent les salons de coiffure face à la prolifération des chapeaux à perruque ?

Plus que jamais le cœur des femmes et des filles tchadiennes ne bat que pour les chapeaux à perruque. Dans la capitale, cette attirance ne fait pas plaisir aux responsables de salons de coiffure féminine.

A quelques jours des fêtes de fin d’année, l’ambiance demeure morose dans les salons de beauté féminine. Alors qu’il y a quelques années, à une semaine des grandes fêtes,chaque femme ou chaque fille n’a qu’un seul souci : se tresser.  Depuis quelques temps, avec la prolifération des chapeaux à perruque, ce souci tend à disparaître et les salons de coiffure sont moins fréquentés.

Ce changement de situation ne facilite pas les affaires des détentrices des salons de coiffure féminine. « Depuis que les femmes tchadiennes ont découvert ces chapeaux, elles n‘ont pas trop d’attirance pour les greffes, ni pour les salons de coiffure », se plaint Florence,responsable d’un salon de coiffure au quartier Moursal, dans la commune du 6ème arrondissement de la capitale.

Dans la même lancée, d’autres femmes comme Yanyam qui gère un salon de coiffure à domicile ont senti cet impact que la prolifération des chapeaux à perruque a sur leur business. Pour continuer à exercer ce travail, certaines coiffeuses sont contraints de se lancer dans la fabrication de ces chapeaux. « Comme le commerce des chapeaux marche bien, je me suis lancée dedans pour gagner quelques choses…je pense que c’est un commerce juteux qui vaut la peine », confie Yanyam Larissa tout en tripotant l’un de ces chapeaux qu’elle a entre les mains.

Pour beaucoup de femmes, utiliser le chapeau est mainte fois mieux que la greffe. Deux raisons expliquent ce sentiment : d’abord le prix qui est moins cher ; ensuite ça permet de conserver les cheveux.  « Maintenant je ne me casse pas la tête. Je me sens nettement mieux avec le chapeau à perruque. C’est ça ou rien », déclare Adneli Pélagie, mère d’une famille de trois enfants.

« Entre payer un chapeau à 2 000fcfa ou 2 500fcfa et aller se faire tresser au salon à un prix plus élevé, le choix est très clair », affirme une vendeuse des chapeaux à perruque. Sur le marché, les prix de ces chapeaux sont variés et à la bourse de toutes. De même que les modèles.

A cette allure où les chapeaux gagnent le cœur de femmes, les salons de coiffure pour dame risquent de devenir des chambres de maquillage.

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