L’Organisation panafricaine pour la paix et la résolution des conflits (OPPRC), a organisé, ce 14 décembre, à l’université Toumaï de N’Djaména, une conférence sous le thème : « La culture du vivre ensemble et de la consolidation de la paix au Tchad ».

Pendant près d’un mois, l’Organisation panafricaine pour la paix et la résolution des conflits (OPPRC) entend parcourir dix universités de la capitale pour véhiculer le message de paix et du vivre ensemble. Ce mardi 14 décembre, les membres de l’organisation ont entamé cette tournée à l’université Toumaï d’Amriguébé, dans le 5e arrondissement de N’Djamena.

Devant l’assistance, le président de l’OPPRC, Abdoulaye Fallati, a rappelé l’une des raisons qui créent des mésententes et frustrations entre les groupes sociaux. « Il y a le favoritisme qui est un grand problème. Il faut qu’on donne l’opportunité à tous les Tchadiens pour qu’ils puissent se faire valoir. Il faut surtout tenir compte du diplôme et de l’expérience  de tout un chacun », interpelle-t-il.

Aux étudiants, l’intervenant leur recommande de bannir la haine dans le milieu estudiantin. Mais, pas seulement. «  Il faut laisser la politique aux politiciens. Concentrez-vous sur vos études. Concentrez-vous sur votre avenir car c’est aussi l’avenir du Tchad. Il faut cultiver la paix car c’est un élément très important pour la construction d’une nation forte », lance-t-il.

Pour qu’il y ait une paix durable, il faut, recommande Abdoulaye Fallati, adopter les valeurs de pardon, du respect de son prochain et du dialogue. Des attitudes qui, selon lui, sont très importantes en cette période de transition où différents fils du Tchad, après plusieurs années d’exil, rentrent au pays. « Nous sommes condamnés à vivre ensemble », conclut le modérateur, Ousman Thiam.