Accord de Koumra sur la réparation civile : Me Noubarangar Kladoumbé, le signataire du document au nom des autorités traditionnelles du Mandoul s’explique

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Après les réactions des association de droits de l’homme, juristes et autres sur l’accord relatif à la réparation civile signé à Koumra le 15 octobre, Me Noubarangar Kladoumbé, qui a signé l’accord au nom des autorités traditionnelles du Mandoul, se justifie. C’est à travers une note.

Me Noubarangar Kladoumbé contrattaque. Face aux nombreuses réactions de protestation face à l’accord dit de Koumra sur la réparation civile des infractions qu’il a signé au nom des autorités traditionnelles du Mandoul, l’avocat et chef de canton de Doba se défend.

“Nous n’étions pas partis en promenade à Koumra et nous n’avions à aucun moment pensé ravir la vedette à certains qui vivent de leur monopole de résolution des problèmes du Mandoul. Si j’ai opté d’être absolument à Koumra en conclave avec d’autres frères, après des aller-retour entre N’Djamena et Koumra en deux semaines, c’est en réponse à la détresse de nos parents à nous tous, qui sont aux fins fonds de nos villages”, indique-t-il d’emblée.

Et de poursuivre que c’est parce que leurs parents sont régulièrement soumis à l’obligation de payer “abusivement”, sous forme de dia, 80 à 100 bœufs chaque fois qu’ il survient malheureusement des morts d’hommes. “Pendant que ni l’État, ni les juridictions de l’État moins encore notre diaspora n’ont trouvé la moindre solution de réconfort, nous autres serviteurs de proximité, appelés chefs traditionnels, nous retrouvons absolument à leurs côtés, en ces moments de désarrois”, situe-t-il.

Me Noubarangar Kladoumbé ne regrette pas d’avoir signé l’accord

C’est pourquoi, Me Noubarangar Kladoumbé, affirme qu’en tant que témoins vivants, ils ne peuvent continuer à rester passifs. “Nous avons finalement opté pour l’action, quelle qu’elle soit”, souligne-t-il. Car, renchérit-il, c’est là aussi un combat, un engagement et sans doute pour un objectif de paix mais pas d’exclusion. “Cet engagement là, nous le prenons comme poussés par un instinct de survie. Nous visons coûte que coûte un résultat : obtenir pour nos parents de ne plus subir de payer ce qu’ils n’ont pas ; sinon de ne plus subir la contrainte par corps, c’est-à-dire être tués”, justifie-t-il le fait d’avoir signé cet accord.

“Donc, nous autres ne sommes pas allés à Koumra pour vendre le sang des Saras comme d’aucun ont très vite pris la responsabilité d’affirmer. Nous sommes, à en mourir s’il le faut, loin des chercheurs d’argent comme d’autres, entre autres propos de malveillance, ont poussé très loin le ridicule à nous le jeter à la face. Nous ne sommes pas non plus allés faire du droit et que nous aurions lamentablement échoué comme l’ont affirmé certains « grands juristes », « écrivains », « professionnels » et autres intellectuels ou, que dire, pseudo intellectuels”.

Me Noubarangar assure qu’il ne croit pas avoir enfreint quels que principes de droit que ce soit, puisque “nous n’avons pas appelé à une peine collective et nous ne sommes pas non plus allés à l’encontre de quelle que procédure que ce soit. Nous y avons écrit noir sur blanc qu’après règlement civil, la justice pénale doit faire son cours”.

Me Noubarangar s’assume et indique que si l’accord de Koumra gène les gens, il accepte de l’intitulé, “l’œuvre de Noubarangar”, car il en est le signataire au nom de ses pairs Chefs de Cantons du Mandoul. Il promet en fin faire confiance à l’histoire.

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