La dégradation des avenues de la capitale a d’énormes répercussions sur les engins de transport en commun et sur le rendement des activités de transport en bus et en taxi. Les chauffeurs interpellent l’Etat à aménager les voies les plus dégradées.

Circuler sur quelques avenues de la ville de N’Djamena n’est pas chose facile. Quelques avenues à savoir, celle du 10 Octobre, l’avenue Charles de Gaulle, la grande voie de Chari Mongo pour ne citer que celles-là, sont dans un état de dégradation avancée. Les plus impactés par cette situation sont les chauffeurs de minibus de transport en commun et les chauffeurs de taxi.

« L’avenue du 10 octobre en général est dégradée. Tout le long de cette avenue, il n’y a que des trous. Cette situation cause souvent des accidents entre les conducteurs des motos et les chauffeurs des bus qui cherchent à se frayer un chemin », raconte Abderamane, un chauffeur de bus de transport en commun.

« Il faut que les autorités en charge de cette ville se mettent au boulot pour arranger toutes ces routes avant l’arrivée de la saison des pluies sinon cela risque de s’aggraver davantage », poursuit-il.

Cette situation n’est pas sans conséquence sur le revenu journalier. La dégradation de la route fait également des dégâts matériels. « Tu fais un tour seulement et le ressort du véhicule se casse, les bavettes se brisent… Par jour, on n’arrive même pas à faire des recettes de 10. 000 F CFA par contre on dépense plus de 10.000 F CFA pour les réparations. Tout ça à cause de l’état de la route  », fulmine Ibrahim, un chauffeur de taxi.

De son coté, Francis, un client, s’alarme sur le danger qui guette les vies humaines « Ce sont des vies humaines qui sont en danger, non seulement les chauffeurs mais les clients également risquent leur vie. Jusque-là il n’y a pas encore de cas graves mais le pire ne tardera pas à arriver si on n’arrange pas ces différentes routes », craint-il.

Contacté, le Secrétaire général du syndicat des transporteurs, Abdoulaye Adoum Brahim laisse entendre que le sujet a fait l’objet d’un échange avec les autorités et les efforts sont en train d’être faits pour résoudre le problème.