Société : 02 morts pour une affaire de succession à la chefferie de Djoumane

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La succession à la tête de la chefferie de Djoumane, sous-préfecture de Koyom, dans le Mayo Kebi Est oppose deux familles qui s’entretuent depuis quelques jours.

Une bataille rangée a causé dans la journée d’hier, mercredi 9 mars 2016 la mort de deux personnes, dont les corps sont transférés à Bongor. Plusieurs autres personnes ont été blessées. L’on apprend du commandant la légion de la Gendarmerie adjoint, sur place, que, le problème de chefferie traditionnelle au village autonome de  Djoumane est né depuis le décès du chef de village autonome, Doudé, il y a environ six ans. «Le fils, nommé Soussia, devrait succéder à son défunt père Doudé. Seulement, il est contesté par la famille de Djibrine, qui lutte aussi pour cette chefferie. Il y a eu des tiraillements et, depuis lors, l’administration locale n’a pas pu régler le problème», explique le commandant la légion de Gendarmerie adjoint.

Selon nos informations le défunt Doudé était chef du village autonome Djoumane depuis une quarantaine d’années. Selon le commandant la légion de Gendarmerie adjoint, le sous-préfet de Djoumane, qui vient d’être relevé, a pris une décision pour réhabiliter l’enfant du défunt et lui confier la gestion du marché, pendant que, de l’autre côté, le préfet soutient aussi le camp conduit par le sieur Djibrine. «Comme le sous-préfet est relevé par le décret d’hier (mardi 8 mars 2016), l’autre camp a décidé de retourner au marché confié à l’autre. Une altercation est née au marché. Ensuite, la famille de Djibrine est venue attaquer celle de Soussia à son domicile.

Deux membres de la famille de Soussia sont tués et plusieurs autres sont blessés. Le chef Soussia s’est enfermé mais l’autre famille a tenté d’incendier sa maison», détaille l’officier supérieur. Le sieur Djibrine est, selon lui, arrêté et conduit à Bongor et plusieurs personnes ayant participé à la bataille sont recherchées. Le gouverneur sortant du Mayo Kebbi Est, M. Mahamat Ali Hassaballah, a instruit l’arrestation de tous les deux chefs prétendants. Ils étaient déjà arrêtés lors d’une première bataille et transférés à Bongor avant d’être libérés, dit-il. «Tous ceux qui ont participé à cette bataille doivent être arrêtés pour qu’on en finisse une fois pour toutes», tranche le gouverneur. Les rivaux détiendraient des armes de guerres, apprend-on. «Le fils du défunt a été lésé par l’administration.

Le sous-préfet de Koyom, d’où dépend Djoumane, a pris l’initiative d’organiser des élections et le fils Soussia a gagné», rappelle le gouverneur de la région du Mayo Kebbi Est, M. Mahamat Ali Hasaballah.

Source Le Progrès

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