UNICEF : près de 3 millions de nouveau-nés auraient dû être sauvés chaque année

GENEVE, 20 mai (Xinhua) — La majorité de près de trois millions de nourrissons qui meurent avant l’âge d’un mois auraient dû être sauvés s’ils bénéficiaient de soins de qualité à la naissance, a annoncé mardi l’UNICEF.

Selon un communiqué de presse parvenu à Genève, la mortalité des nouveau-nés représente une proportion énorme, à savoir 44% chez les enfants de moins de cinq ans, ce qui est bien au-delà de celle enregistrée en 1990. Ces décès ont tendance à survenir parmi les populations les plus pauvres et les plus défavorisées.

“Nous avons réalisé de remarquables progrès pour sauver les enfants de moins de cinq ans, mais la communauté internationale n’ a pas été à la hauteur pour les très jeunes enfants, les plus vulnérables”, a déclaré Mickey Chopra, chef des programmes de santé de l’UNICEF à l’échelle mondiale.

“Ce groupe d’enfants a besoin d’attention et de ressources. En se concentrant sur la période cruciale entre le travail et les premières heures de vie, on peut augmenter de façon exponentielle les chances de survie de la mère et de l’enfant”, a-t-il précisé.

Selon l’UNICEF, 2,9 millions de bébés meurent chaque année au cours de leurs 28 premiers jours de vie. Quelque 2,6 millions d’enfants sont mort-nés, et 1,2 million de ces décès se produisent quand le cœur du bébé s’arrête pendant le travail. Les 24 premières heures de vie après la naissance sont les plus dangereuses pour la mère et l’enfant – près de la moitié des décès des mères et des nouveau-nés se produisent à ce moment-là.

D’ après une série “Every Newborn” de la revue médicale The Lancet présentée au siège de l’UNICEF à New York, les interventions les plus efficaces pour sauver des nouveau-nés, notamment l’ allaitement, la réanimation du nouveau-né, la méthode dite “soins maternels kangourou” pour les bébés prématurés, c’est-à-dire le contact prolongé entre la peau du bébé et celle de la mère ; et la prévention et le traitement des infections. Il est essentiel aussi de disposer d’ un financement plus important et d’ une plus grande quantité d’ équipement adéquat.

Les pays qui ont fait le plus de progrès pour sauver la vie des nouveau-nés ont porté une attention particulière à ce groupe dans le cadre d’ une prise en charge globale des mères et des enfants de moins de cinq ans.

Le Rwanda a réduit de moitié le nombre de décès de nouveau-nés depuis 2000, le seul pays d’Afrique subsaharienne dans ce cas. Certains pays à revenu faible ou intermédiaire accomplissent de remarquables progrès, par exemple en formant des sages-femmes et infirmières pour atteindre les familles les plus pauvres et dispenser des soins de meilleure qualité, en particulier pour les nouveau-nés d’un poids insuffisant, ou malades, à la naissance.

Une enquête menée dans 51 des pays les plus touchés par les décès de nouveau-nés a constaté que si la qualité des soins reçus par les plus riches devenait universelle, il y aurait 600.000 décès de moins par année, soit une réduction de près de 20%.

Le plus grand nombre de décès de nouveau-nés surviennent en Asie du Sud et en Afrique subsaharienne, l’Inde (779.000), le Nigéria (267.000) et le Pakistan (202.400) figurant en tête de ce classement. Dans les pays les plus touchés, chaque dollar investi dans la santé du bébé ou de la mère rapporte neuf fois plus en avantages sociaux et économiques.

L’UNICEF et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) vont sortir le mois prochain un plan d’action pour chaque nouveau-né en vue de mettre fin aux décès évitables de mères et d’enfants d’ici 2035.

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