Tchad : une mobilisation collective pour mettre fin à l’épidémie du sida d’ici 2030

Tchad : une mobilisation collective pour mettre fin à l’épidémie du sida d’ici 2030

La première dame du Tchad, Hinda Deby Itno, a lancé officiellement, ce 17 novembre 2018, au palais du 15 janvier, la campagne nationale « Free to shine » qui signifie « naître libre pour briller » en français.

« Naitre pour briller » est une campagne destinée à contribuer à réduire les nouvelles infections au VIH chez les enfants, les adolescents et jeunes, et avancer l’accès au traitement VIH en engageant gouvernements, leaders et les organisations au niveau local. Cette campagne est l’œuvre de l’Organisation des Premières Dames d’Afrique contre le VIH/Sida (OPDAS) et l’Union Africaine.

La campagne « Naitre pour briller », qui est une initiative née en janvier 2018 à Addis-Abeba a pour objectif de mettre fin à l’épidémie du sida d’ici 2030 au Tchad. Depuis l’arrivée de ce fléau Tchad, il faut reconnaitre que beaucoup a été fait pour limiter son développement. Mais, selon les dernières données épidémiologiques, le Tchad enregistre 1 300 nouvelles infections chez les enfants et 5800 chez les adultes et les décès dus à cette maladie s’élève à 850 chez les enfants ainsi que 5100 adultes.

« Nous ne devons plus tolérer qu’une femme transmette le virus à son enfant et que les adolescents et les jeunes continuent à ne pas connaitre leur état sérologique pour qu’une prise en charge précoce. Nous devons éliminer le VIH dans notre pays d’ici 2030, grâce à une série d’actions à haut impact visant à soutenir le dépistage, l’accès au traitement et la rétention des enfants dans les services de prise en charge pédiatrique du VIH et du sida », s’offusque la première dame tchadienne, Hinda Deby Itno.

« Le sida est une maladie comme toute autre, nous devons l’accepter pour mieux le traiter », encourage le point focal OPDAS, Ngarmbatina Odimbaye Soukate. Les partenaires engagés dans cette campagne ont de leur côté rappelé l’importance d’inscrire les efforts dans la durée. C’est le cas de Dr Viviane Van Steirtghem, la représentante de l’Unicef au Tchad.

Pour elle, «un effort collectif est nécessaire pour non seulement inscrire dans les consciences l’importance des comportements de prévention mais aussi maintenir nos efforts pour assurer la traduction de cette volonté politique en une offre de services durables ».

Dans les mois à venir la campagne se poursuivra dans les provinces et les ménages où les relais communautaires feront de porte en porte pour les sensibilisations.

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