Tchad : la campagne de vaccination contre la rougeole en cours à N’Djamena

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SANTE – Épidémie qui perdure depuis des décennies, la rougeole fait des victimes chez la tranche des enfants. A N’Djamena, une campagne de vaccination est en cours.

La rougeole est selon le dictionnaire Robert “une maladie souvent infantile, fébrile, contagieuse, qui se manifeste par une éruption généralisée de petites taches rouges”. Cette épidémie récurrente annuellement au Tchad fait de nombreuses victimes. Maintes campagnes de sensibilisation et de vaccination ont été faites par le ministère de la Santé publique pour endiguer cette maladie mais malencontreusement, elle persiste.

Rencontré à Moursal, un groupe d’agents de santé font du porte-à-porte pour vacciner les enfants âgés entre neuf (9) mois et cinq (5) ans. Le groupe constitué d’une femme et deux (2) hommes disent avoir commencé la campagne depuis une semaine. Mais en province, Moundou par exemple, cela a débuté depuis le mois de janvier.

Accoutrée de blouse blanche, c’est la femme qui fait la piqûre du vaccin contre la rougeole et les deux (2) agents, eux, s’occupent de donner par voie orale les gélules bleue et rouge de vitamines. Des parents, mères généralement, venues faire injecter les enfants questionnent les agents sanitaires sur les produits. Ces derniers leurs expliquent et visiblement cela les rassurent. “C’est de la vitamine A et c’est sucré comme du bonbon”, a rigolé un des agents. L’infirmière, elle, demande à son collègue de tenir fermement le bras d’un môme de trois (3) qu’elle veut injecter. Le môme, un peu effrayée, braille. L’infirmière dit à sa mère de lui fermer les yeux comme il a peur pour ne pas qu’il voie la seringue. Une mère témoigne, “j’ai déjà fait vacciner ma fille. Je veux juste les vitamines pour elle (…)”.

Idem à Diguel où Oumar B. dit avoir été là quand les agents sont passés injecter son fils. Il loue la promptitude des agents car il a vu les ravages de la rougeole au sein de sa famille. “La fille de ma petite sœur a eu de nombreux boutons et des enflures. Elle a frôlé la mort”, confie-t-il.

BACTAR Frank I.

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