Tchad : caravane de sensibilisation sur le paludisme

N’DJAMENA, 17 octobre (Xinhua) — “Malaria no more”, une ONG américaine très impliquée dans la lutte contre le paludisme, a lancé jeudi à N’Djamena, capitale tchadienne, une caravane de sensibilisation sur le paludisme qui fait des ravages dans les villes et les campagnes.

Pendant trois jours, les ambassadeurs de bonne volonté contre le paludisme (artistes comédiens, musiciens et autres personnalités) vont sillonner les dix communes de N’Djaména pour exhorter les populations à conserver son environnement propre et à utiliser les moustiquaires imprégnées à longue durée.

La caravane sera ensuite déployée à l’intérieur de ce vaste pays sahélien.

“Nous sommes engagés dans la lutte contre le paludisme avec nos partenaires Esso, Tigo, le ministère de la Santé publique et le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP). Cette année, le Tchad a beaucoup souffert de paludisme, avec plus de 36. 000 cas suspects sur tout le territoire”, a déclaré à Xinhua Camillo Ferrero, chargé de programmes de “Malaria no more” au Tchad.

Depuis plus de deux mois, les hôpitaux de district, les centres de santé et les cliniques privées de la capitale et des villes de province du Tchad ne désemplissent pas de patients souffrant de paludisme. Les salles d’hospitalisation sont débordées, certains malades installés dans les couloirs ou sous des tentes de fortune.

“Le paludisme reste un problème majeur de santé publique au Tchad et représente la principale et première cause de mortalité et de morbidité chez les enfants de moins de cinq ans. Cette maladie prédomine sur la quasi-totalité du pays avec une forte prévalence dans la zone soudanaise (sud) et sahélienne (centre-est) . Les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes sont les plus touchés,” avait affirmé à Xinhua Bruno Maes, représentant de l’UNICEF au Tchad.

Selon Ndolembai Njesada, représentant au Tchad de “Malaria no more”, cette situation épidémiologique qui risque de s’aggraver, est favorisée par trois facteurs: l’environnement qui favorise la reproduction de l’anophèle (l’agent pathogène du paludisme) le déficit de communication sur l’enjeu du paludisme et la distribution tardive des moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée.

“Une étude menée au cours de l’année 2012 a montré que seulement 35% de la population tchadienne a entendu le message de prévention contre le paludisme”, a indiqué Ndolembai Njesada.

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