lundi 16 mai 2022

Hawa Mahamat, une « maman-lumière »

Des Foyers d’apprentissage et de réhabilitation nutritionnelle (FARN) sont mis en place dans de nombreux villages de la province du Lac par le projet Renforcement  de la résilience et de la cohésion sociale dans les zones frontalières du Niger et du Tchad (RECOSOC). Ils sont tenus par des « mamans-lumière » et des relais communautaires. Hawa Mahamat est l’une des « mamans-lumière » du FARN 1 de Yollet.

La fonction de « maman-lumière » est essentielle dans un Foyer d’apprentissage et de réhabilitation nutritionnelle (FARN).  C’est elle qui assure la préparation régulière ( 4 fois/jour) de la bouillie enrichie composée du sucre, du jus du tamarinier, de la farine du niébé et du blé, de l’huile et de la pâte d’arachide, de l’eau.

Cette bouillie, « très énergétique », selon  Habiba Abdou, nutritionniste du projet RECOSOC, est servie aux enfants (6 à 59 mois) malnutris aigus moyennes pendant douze jours. Au village Yollet, Hawa Mahamat, est l’une des «  mamans-lumière » du FARN 1. Après avoir été choisie par sa communauté, elle a été formée par le projet RECOSOC pour assurer sa mission. « Un très bon travail », se satisfait-elle.

Elle prépare 2/jours ( le matin et à midi) la bouillie. La suite de la journée est assurée par d’autres « mamans-lumière ». Elle témoigne que la malnutrition qui frappe les enfants à cause de la faim et du manque d’hygiène est en train de reculer. « Depuis que je suis là, la situation s’est nettement améliorée. Tous les hommes acceptent d’envoyer leurs enfants se faire dépister et pour leur prise en charge s’ils sont malnutris », confie-t-elle.

A ses débuts, il y a dix mois, jusqu’à nos jours, plus de 30 enfants malnutris ont recouvré la santé. « Il y a maintenant moins de femmes dans notre FARN », se réjouit-elle.

Face à certaines difficultés, la communauté s’organise. « Les femmes donnent l’argent pour faire moudre certains produits. Ainsi que pour acheter du savon. Elles apportent aussi le fagot pour m’aider à préparer la bouillie  », explique Hawa Mahamat. Elle travaille sans motivation. « C’est un travail qui nous prend du temps et de l’énergie. Si le projet peut nous donner quelque chose par mois, ça serait bien ».

Malgré que son temps est partagé entre le FARN et son foyer, la mère de 4 enfants, dit s’en sortir. « Mon mari ne s’est pas encore plaint. Et les autres femmes de la localité veulent être comme moi », sourit-elle.

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