Abéché : médecins et infirmiers s’activent pour soigner les malades de chikungunya

Abéché : médecins et infirmiers s’activent pour soigner les malades de chikungunya

REPORTAGE – Depuis le mois de mars 2020, la ville d’Abéché a connu la maladie dite chikungunya. Une épidémie qui a touché une grande partie de la population abéchoise. Les hôpitaux et les centres de santé reçoivent plus de patients que d’habitudes. Médecins et infirmiers s’activent pour éradiquer la maladie. 

Au service des urgences de l’hôpital provincial d’Abéché, la salle d’accueil est pleine alors que les malades continuent à venir. Les personnes les plus touchées par la maladie ne peuvent pas se tenir debout. Comme le cas de cette femme de troisième âge, tenue par deux jeunes qui l’aident à marcher du fait des douleurs articulaires. Une jeune fille marchant difficilement, souligne qu’elle a fait une semaine à la maison avant de décider de venir à l’hôpital. Certains malades sont obligés de se coucher à même le sol.  « La douleur articulaire modérée ou intense fait partie des symptômes du chikungunya » informe Dr Oumar Ramadan, chef des services des urgences de l’hôpital provincial d’Abéché.  

Dr Oumar Ramadan consultant une patiente/ph Almardi/Tchadinfos

Il faut une trentaine de minutes ou une heure de temps pour voir le médecin. Aussitôt reçu par le médecin, les patients sont orientés vers la salle de soin avec une ordonnance à la main. Pour l’instant, la détection du chikungunya chez les malades se fait de manière symptomatique – « Le test du chikungunya n’est pas disponible actuellement dans nos structures mais nous traitons sur la base des symptômes » souligne le Dr Oumar Ramadan.

Une fois dans la salle des soins, les infirmiers s’occupent des malades. En fonction des cas (intense ou modéré), les malades reçoivent des anti-inflammatoires et des médicaments contre les douleurs (paracétamol en perfusion). Chez les patients souffrant des douleurs intenses, le médecin leur prescrit des antalgiques de 2ème degré. « Comme toutes les pathologies virales, le chikungunya n’a pas de traitement » poursuit le médecin.

Aux environs de 14heures, la salle d’attente des services des urgences commence à se vider. « Malgré le nombre important des malades qui viennent chaque jour, je pense que la situation est sous contrôle, nous ne sommes pas débordés sauf que le personnel subi un peu de pression » affirme Dr Oumar Ramadan.

Outre l’hôpital provincial d’Abéché, les personnes atteintes du chikungunya sont prises en charge dans toutes les autres structures sanitaires de la province.

Laisser un commentaire

SITUATION DU TCHAD

Confirmés : 860 

Guérisons : 770

Décès : 74

%d blogueurs aiment cette page :