La classe politique en ébullition à moins d’un mois de la présidentielle, la grève a repris dans le secteur public

La classe politique en ébullition à moins d’un mois de la présidentielle, la grève a repris dans le secteur public

REVUE DE PRESSE-Le branle-bas-de combat qui précède l’élection présidentielle du 11 avril 2021 et la reprise de la grève dans le secteur public sont les principaux sujets traités par la presse tchadienne pour la semaine du 8 au 14 mars 2021.

« Déby face aux poids légers »

Les Tchadiens iront aux urnes dans exactement 27 jours pour élire leur président. Depuis quelque temps, la scène politique bouillonne. La campagne électorale a d’ailleurs commencé le 11 mars dernier. Mais pour N’Djamena Hebdo, « Déby [est] sans challenger ». Le journal explique qu’après l’invalidation de la candidature des personnalités comme Masra Succès, Yaya Dillo ou encore Abdoulkader Mahamat alias Baba Ladé et le retrait des candidats Saleh Kebzabo, Ngarlejy Yorongar et Bongoro Théophile, « L’élection du 11 avril prochain ne sera qu’une formalité pour le président sortant comme ce fut le cas en 2011 ». Car pour N’Djamena Hebdo, les autres candidats ne sont que des « accompagnateurs ». Les autres candidats qui sont Brice Mbaïmon Guedmbaye, Pahimi Padacké Albert, Alladoum Djarma Baltazar, Théophile Yombombé, Félix Romadoumngar et Lydie Beassemda.

Le Visionnaire abonde dans le même sens en pointant à sa Une : « Deby face aux poids légers ». Cet hebdomadaire relève qu’entre boycott de l’opposition radicale et la participation de l’opposition modérée, « Idriss Déby Itno se retrouve finalement face à des candidats poids légers ».

La Voix de son côté relaie un appel des organisations de la société civile et de défense des droits de l’homme au report de la présidentielle du 11 avril. Ces organisations à savoir Public interest law center (PILC), l’Association tchadienne pour la promotion et la défense des droits de l’Homme (ATPDH), l’Association des femmes pour le développement et la culture de la paix au Tchad (AFDCPT), la Plateforme tournons la page (TLP), Droits de l’Homme sans frontières ainsi que l’avocate au barreau du Tchad, Me Jacqueline Moudeina justifient leur sollicitation par « le climat sociopolitique délétère ces derniers temps ». Malgré ces appels et protestations, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) travaille pour la tenue de la présidentielle. Le 9 mars, elle a procédé à la remise des spécimens des bulletins de vote aux candidats. « La société civile aboie, la CENI avance », constate donc La Voix.

Toutefois, « ça risque de capoter » selon L’Observateur. « A quoi faut-il s’attendre dans les jours à venir ? », s’interroge L’Obs parce que les candidats recalés par la Cour suprême jurent de « faire barrage à ce scrutin ».

Une situation explosive qui a amené le président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) Djidda Oumar Mahamat, relayé par Le Sahel du 10 mars (cet hebdomadaire est devenu récemment un quotidien), à appeler les différents acteurs impliqués dans le processus électoral à « faire preuve de maturité pendant cette période ».

L’administration publique à nouveau paralysée

Interrompue pendant pratiquement un mois pour donner la chance au dialogue entamé par les leaders religieux, la grève déclenchée par la plateforme syndicale revendicative a repris le 9 mars 2021. Le gouvernement et les syndicats n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur les modalités de paiement des frais de transport de 2017 à 2019 que réclament les travailleurs.

« Et c’est reparti… », pointe Le Sahel du 10 mars 2021 qui indique que « Le bras de fer entre la plateforme revendicative et le Gouvernement a repris le 9 mars ».

L’Observateur n’y voit rien d’autre que « L’autoritarisme confirmé de Déby ». Ce journal estime que pendant que la plateforme syndicale revendicative a lancé sa grève, « conformément aux textes de la République lui concédant ce droit », le président Déby « brandit son épée pour menacer les travailleurs ». L’Obs fait référence aux menaces du chef de l’Etat de ne pas payer les jours de grève. « Vivons-nous dans un Etat démocratique ou autoritaire ? », s’interroge donc le journal de Sy Koumbo Singa Gali.  

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