Le resserrement des liens entre le Tchad et la Russie et la cherté galopante de la vie sont les sujets au menu de votre revue de presse hebdomadaire.

Lavrov était à N’Djamena

Le ministre russe des Affaires étrangères a entrepris, début juin, une tournée dans quatre pays africains dont le Tchad.

« Le Tchad resserre ses liens avec la Russie » affiche N’Djamena Hebdo. Le journal qui se demande si le Tchad qui demeure l’un des pays du « pré-carré » français du Sahel, « sinon le seul à être encore sous le joug de la France peut-il se passer, par simple coup de tête, de cette relation quasi paternelle et coloniale ? ».

Le Visionnaire relève aussi que cette visite a fait « couler tant d’encre ». Ce journal qui indique citer de « sources officielles », souligne que le renforcement des relations bilatérales entre le Tchad et la Russie, « élargie à plusieurs domaines dont la sécurité et autres contours liés au développement durable dans toutes ses dimensions, le tout dans une approche de coopération gagnant-gagnant, apparait comme l’objectif primordial, brandi par les plus hautes autorités du pays, justifiant la visite du chef de la diplomatie russe au Tchad ».

Mais pour Abba Garde, cette coopération est un « autre pari voué à l’échec ». Le journal de Moussaye Avenir De La Tchiré note en effet qu’une bonne partie de l’opinion tchadienne s’interroge et doute des lendemains de « cette aventure diplomatique engagée sur fond d’une arrogance dépouillée de toute élégance que requièrent les pratiques diplomatiques ».

Le panier de la ménagère de plus en plus léger

La vie est de plus en plus chère au Tchad. Le Visionnaire a ainsi constaté que le prix du « coro » de céréales passe du simple au double. « Un coro de maïs qui se vendait dans un passé récent, entre un prix abordable de 750 à 850 FCFA, s’octroie aujourd’hui à 1.100, voire 1.250 FCFA », illustre-t-il.

Cette flambée des prix « inquiète » selon N’Djamena Hebdo. « Un tour dans certains ménages et marchés de N’Djamena met en évidence la souffrance qu’endurent les populations », pointe Hebdo.

Le Progrès, lui, met l’accent sur la raréfaction et la cherté du ciment. Le quotidien a constaté que depuis plus d’une semaine le sac du CPJ 35 est passé de 8.000 à 9.000 voire 9.500F tandis que Dangoté, le ciment importé est vendu jusqu’à 10.000 FCFA au lieu de 9.000 FCFA.

Au vu de cette situation, Abba Garde enfonce que rares sont les ménages qui s’offrent un repas par jour. D’où, s’amuse l’hebdomadaire, l’expression de « valider sa journée » si l’on arrive à s’en offrir un.