Cadastre : Ousman Dillo, mène un combat sans merci contre les occupations anarchiques des terres

Cadastre : Ousman Dillo, mène un combat sans merci contre les occupations anarchiques des terres

«La terre appartient à l’Etat et elle doit être un domaine exclusif de l’Etat». Guidé par cette assertion, Ousman Dillo, Directeur de Cadastre au ministère de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat, est un combattant sans commune mesure des occupations anarchiques des terrains. Son combat s’élargit aussi à la spéculation foncière dans les grandes agglomérations et les zones rurales du Tchad.

La quarantaine révolue, le nom de ce natif de l’Ennedi donne la chair de poule à tous les Boulamas (chefs traditionnels). Pour lui, l’attribution des terrains en zones urbaines et rurales relève exclusivement de l’Etat donc de son ministère, notamment de la Commission d’Attribution des Terrains en Zone Urbaines (CATZU), et la Commission Nationale d’Urbanisme (CNU).

Ambitieux et travailleur d’après ses proches collaborateurs, ce jeune administrateur a beaucoup de projets et d’initiatives pour révolutionner ce secteur, source de différends à répétition. Pour cela, Ousman Dillo, entend mettre en place, une brigade foncière pour contrecarrer  les actions des boulamas et bien organiser les services domaniaux et cadastraux afin de réduire les risques des conflits liés à ce secteur. Car dit-il, aujourd’hui bon nombre des données à juger dans les juridictions tchadiennes sont liés au foncier.

Ousman Dillo est connu pour son combat contre les occupations anarchiques. Même les plus autorités du pays en sont conscients. Au sein du ministère en charge de l’Urbanisme, les «faux démarcheurs» qui pullulent entre les bureaux avec des dossiers en main disparaissent quand ils entendent sa voix.  Même avec sa hiérarchie, Ousman Dillo, est clair sur sa position de lutter contre les occupations anarchiques. Selon lui, il n’est pas admissible que des Tchadiens occupent des hectares et des hectares des terrains, pendant d’autres n’ont même pas un lopin de terre, pour se loger.

Cette lutte lui a coûté en 2013, son poste de directeur général de Cadastre et de la Topographie, avec l’ancien ministre Jean-Bernard Padaré. Mais, il revient directeur de Cadastre avec le défunt Gata Ngoulou, pour continuer à imposer l’autorité de l’Etat, dans ce domaine.

Un commentaire

  1. Avocksouma Djona Atchenemou
    11 mars 2016 at 15 h 49 min Répondre

    Voilà des cadres qu’il faudrait appuyer sans retenue. Le laissez-aller n’est bon pour personne, moins encore pour l’Etat. Mais Monsieur Dillo doit être aidé, surtout par sa hiérarchie et pourquoi pas en haut lieu de la République. Combien des ménages sont laissés sur la paille à cause des magouilles orchestrées par des gens de peu de foi? Que font les associations des droits humains pour aller dans le même sens? Il faut assainir ce secteur, autrement on ne laissera que des conflits à n’en point finir pour les générations futures. Du courage.
    Prof Avocksouma

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