Vers une restriction de la liberté d’expression des activistes africains en France ?

Vers une restriction de la liberté d’expression des activistes africains en France ?

RESEAUX SOCIAUX – Selon les informations reçues ce midi, plusieurs comptes des activistes africains résidant en France auraient été désactivés par Facebook. Parmi ces activistes figurent trois tchadiens notamment Abakar Assileck Halata, Abdelkerim Yacoub Koundougoumi et Abel Maina.

Se dirige-t-on vers une restriction des libertés publiques des activistes africains vivants en France ? En tout cas, ce qui se passe semble épouser cette piste. En effet, est signalé autour de midi, la désactivation de plusieurs comptes Facebook en France. « J’ai été subitement déconnecté de tous mes appareils et j’avais dans un premier temps cru à un piratage mais en vain je ne pouvais accéder à mon compte », a expliqué Abel Maina, activiste tchadien résidant en France.

Même propos tenus par l’activiste Abdelkerim Yacoub Koudougoumi. « Mes comptes et pages Facebook ainsi que toutes les pages que je gère ont été désactivés ce matin à 11h59. »

Comme lui, tant d’autres ont vu leurs comptes désactivés sur Facebook. Le compte de l’activiste nigérien Baki Youssoufou, très critique du président nigérien a été aussi désactivé, souligne Yacoub.

« Par précaution j’ai envoyé le message d’alerte dans un groupe de camarades activistes qui eux aussi ont le même problème (…) Abdelkerim Yacoub Koundougoumi qui était dans le même cas que moi a fait un tweet et aussi nous avions et des réactions d’autres activistes africains résidant en France nous disant faire face au même problème », rajoute l’activiste Abel Maina.

Au vu des évènements et de son caractère particulier, Abel Maina souligne que « tout porte à croire que c’est une attaque tournée exclusivement contre les activistes africains ».

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Tout de suite, Internet sans Frontières et la ligue des web activistes africains (Africtivistes) ont saisi le bureau Afrique de Facebook. « Nous attendons leur réponse. La responsable Afrique centrale de Facebook, Balkissa Sido a réagi à notre alerte et a promis saisir le bureau enquête de Facebook pour comprendre ce qui c est passé », a souligné au passage Yacoub.

Rappelons que l’utilisation des réseaux sociaux constituent une manifestation forte de la démocratie et aucun individu ne doit être privé de ses libertés. Il faut aussi noter que nos tentatives pour joindre les responsables Afrique centrale de la filiale Facebook ont été vaines.

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