Tchad spécial indépendance : comprendre l’évolution de l’enseignement supérieur et ses défis après les 59 ans

Tchad spécial indépendance : comprendre l’évolution de l’enseignement supérieur et ses défis après les 59 ans

Il y a exactement 59 ans que le Tchad accède à l’indépendance. Depuis qu’il a accedé à la souveraineté nationales et internationale, le pays peine à rendre compétitif son système d’enseignement supérieur.

Au lendemain de son indépendance, c’est-à-dire en 1971, le Tchad a réussi à construire sa première université, appelée entre temps « l’Université du Tchad ». A cette époque, tout Tchadien devant suivre les études supérieures doit faire le déplacement à N’Djamena pour suivre les cours à la fac.

En l’an 2000, soit 29 ans après l’opérationnalisation de l’université du Tchad, devenue l’université de N’Djamena, compte un effectif de 6 000 étudiants. Aujourd’hui, le nombre des étudiants augmente de façon exponentielle, obligeant les autorités à multiplier le nombre d’institutions d’enseignement supérieur partout dans le pays.

D’une université, l’on compte actuellement 10 universités réparties dans les grandes provinces du pays, mais les conditions d’études y sont déplorables. En plus de ces 10 universités s’ajoutent la création de six instituts universitaires à caractère professionnel à Abéché, à Iriba, à Moussoro, à Biltine, à Lai et à Mao, sans oublier les quatre écoles normales.

Malgré les grandes recettes que fait le pays, « huit de ces institutions d’enseignement supérieur sont dans les locaux d’emprunt dont les coûts défis toute rationalité », précise un rapport d’enquête parlementaire de 2018.

Pour accompagner le gouvernement dans sa mission, l’enseignement supérieur privé commence à se développer dans les années 2000. L’enseignement supérieur au Tchad, 48 après sa naissance ne peut pas encore avoir une école doctorale. La seule faculté où on peut avoir son doctorat demeure la faculté de médecine. Pour les autres facultés, il faut faire un déplacement dans les pays étrangers pour espérer avoir son doctorat.

Finalement la multiplication rapide des universités ne semble pas résoudre le problème, car il ne sert strictement à rien d’avoir beaucoup d’institutions de formation sans des formateurs ou de formation de qualité. L’école tchadienne va mal et l’université encore plus. C’est qui a poussé un responsable de la bibliothèque de l’université de N’Djamena à dire qu’ « au Tchad on n’a pas d’université, on a que des grands lycées. »

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