Tchad : l’état de la route de Laï pénalise la population

Tchad : l’état de la route de Laï pénalise la population

INFRASTRUCTURE – Les impacts du mauvais état des routes qui mènent à Laï sont visibles. La ville manque des denrées de première nécessité faute de ravitaillement dû à l’état des routes.

Il est 10h ce dimanche 20 octobre au marché central de la ville de Laï. Les femmes se ruent vers un commerçant. Ce dernier vend du savon. «Hier encore le savon à linge de 300 F CFA était à 400 F CFA. Il y avait une pénurie. Les savons viennent d’être livrés par hors bord », explique une femme sur les lieux. Une information que confirme le représentant de la CCIAMA de Laï Moussa Mahamat.

Cette situation ne concerne pas que ces produits mais plusieurs autres. Les piles notamment sont passées de 50 FCFA l’unité à 100 FCFA ou encore la farine de blé. En cause de cette situation, le mauvais état des deux routes qui mènent à Laï. La route Bongor-Laï en passant par Djouman est abandonnée par les automobilistes à cause de son état de dégradation et l’autre route qui relie Kélo à Laï passant par Béré est elle aussi impraticable.

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Le représentant des commerçants Moussa Mahamat s’exprime : « notre problème principal est la route. A cause de l’état de la route, nous faisons du commerce normalement que pendant la saison sèche. Quand la saison pluvieuse débute, nous sommes coupés du monde et nous utilisons nos stocks. Durant cette période, le seul moyen de livrer les produits à Laï est le hors bord. Il passe par Bongor. Mais il y a beaucoup de risques avec ce moyen de déplacement, il y a quelque temps un hors bord qui devrait ravitailler la ville a fait naufrage. Nous avons tout perdu

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L’enclavement de la ville affecte toutes les activités. Un mécanicien de la place dite Parc de Laï déplore également avec un peu d’ironie cette situation. « Nous n’a pas besoin d’eau, nous avons le fleuve Tandjilé à côté. Nous avons plutôt besoin de route, une route qui permettra d’aller à N’Djamena sans souffrir. » Le client dont il répare sa moto ajoute : « Depuis que je suis petit, on nous a promis une route mais rien n’est fait. Pendant les élections en 2011, le président a promis lors de sa campagne mais on ne voit rien. Nous souffrons beaucoup. »

« Si quelqu’un vient à Laï en cette période c’est qu’il aime vraiment cette ville. Laï est une ville complètement enclavée. C’est de la faute du gouvernement qui n’a pas investi depuis des années à Laï et la ville est restée ce qu’elle était. Les gens de Laï le disent, c’est une ville oubliée par le gouvernement », conclut le maire de Laï

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