Tchad: “Les temps de la lutte armée sont révolus”, Abba Daoud Nandjede

Tchad: “Les temps de la lutte armée sont révolus”, Abba Daoud Nandjede

Suite aux événements qui se déroulent dans le Nord du pays, l’Alliance des défenseurs des droits humains et de l’environnement au Tchad (ADHET) se dit outrée par les tentatives de prise de pouvoir par les armes.

Abba Daoud Nandjede, Secrétaire général de l’ADHET s’interroge en ces termes la conquête du pouvoir d’Etat est ouverte et libre au Tchad. Mais pourquoi chercher vaille que vaille à arriver au pouvoir en renversant par les armes, un pouvoir et des institutions démocratiquement élus ?

Pour lui rien ne justifie le comportement de ceux qui tentent de renverser le régime actuel dans un contexte régional et international où la prise du pouvoir par les armes est tout simplement et strictement inenvisageable pour ainsi dire inacceptable.

Si aujourd’hui, malgré cette réprobation institutionnelle et juridique mondiale, il y a encore des gens qui cherchent désespérément le pouvoir par cette voie illégale, ceux-ci n’ont qu’une seule volonté : celle de créer l’instabilité, mettre un pays à sac, s’accaparer des ressources du pays, installer un régime adossé à des idéologies fumeuses inspirées et soutenues par des forces obscures et certaines puissances étrangères prêtes à financer tout extrémisme ou fanatisme à l’effet d’installer un ordre contraire aux valeurs universelles, en l’occurrence la liberté et les droits de l’homme”, dit il. 

Partout en Afrique aujourd’hui, les citoyens des pays pensent au développement. Le seul combat qui vaut est celui pour le développement économique et social ou pour le bien-être. Et les Tchadiens dans leur ensemble ne doivent pas faire l’exception. On doit s’engager résolument, chacun à sa façon dans ce combat pour le développement et la lutte contre la pauvreté et non prêter oreilles aux sirènes actionnées par des aventuriers qui n’ont d’objectif que celui de réaliser leurs ambitions sur le sang des autres.

Les temps de la lutte armée sont révolus, le temps de la prise du pouvoir par des armes est terminé. Quiconque veut le pouvoir est libre de se mettre ensemble avec ses compatriotes dans un cadre légal qui est un parti politique s’il a des projets et une vision pour le Tchad, et convaincre les Tchadiens s’il veut conquérir le pouvoir. Mais, si l’on est incapable d’avoir un projet politique, si l’on est incapable de convaincre ses compatriotes par les idées qu’on porte, il est hasardeux et inutile de créer la désolation dans les familles en prenant des armes pour s’exprimer. Une telle attitude, une telle posture, une telle option est tout simplement l’expression de lâcheté et de la faiblesse intellectuelle, affirme le SG de l’ADHET.

Le secrétaire général de l’ADHET de constater et regretter les déclarations “insensées” des acteurs politiques suite au soutien de l’armée française aux côtés des forces de défense et de sécurité qui a permis à mettre en déroute la colonne des rebelles il y a quelques jours.

Cette intervention est l’expression de la preuve de l’amitié entre les deux peuples français et tchadiens, car la valeur de l’amitié des relations humaines tout comme dans les relations entre les peuples ou les Etats est celle qui se fait sentir au moment où l’ami est dans le besoin”, clame Abba Daoud Nandjede

L’ADHET appelle les acteurs politiques qu’ils soient de l’opposition ou de la majorité à une concertation face à de telle situation à l’effet d’éviter toute malcompréhension et d’avoir une communauté de vue sur cette question qui menace la vie démocratique en cette période préélectorale où l’on a besoin plus de sérénité et de stabilité. Car, sans sécurité et stabilité, il n y a point de vie démocratique ou d’élection. L’opposition doit comprendre qu’elle ne peut pas en même temps réclamer des élections et admettre l’existence d’un contexte d’insécurité.

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