Tchad : les quatre coups durs qu’a connus l’UNDR en trois semaines

Tchad : les quatre coups durs qu’a connus l’UNDR en trois semaines

Ces quatre derniers mois, l’UNDR, parti de l’opposition très puissant dans le sud du pays, est secouée par plusieurs difficultés qui tendent à le fragiliser. Tchadinfos fait le point.

1. Des départs en masse de ses militants

Depuis le début de l’année, l’Union nationale pour le développement et le renouveau (UNDR) perd ses militants qui se rallient en masse vers d’autres partis politiques, surtout en provinces.

Dans la plupart de ces entités, les militants du parti ont organisé des cérémonies de ralliement massif en présence des responsables d’autres formations politiques, notamment celle organisée dans le Mayo Kebbi Ouest, la région de Saleh Kebzabo, président de l’UNDR.

2. La démission de l’un de ses députés à l’Assemblée nationale

Dans une lettre de démission lue, le 22 mars, par Dr Haroun Kabadi, le président de l’Assemblée nationale, l’ex député de l’UNDR Djibrine Adoum Kattir renonce à son statut de membre du Parlement pour le compte de son parti politique, en dénonçant “les maux qui freinent le parti”. À travers sa démission, cet ex-élu de Salamat décide d’adhérer officiellement au Mouvement patriotique du salut (MPS), parti au pouvoir.

3. La perturbation de son congrès ordinaire à Mongo

Le 12 avril, la perturbation du congrès ordinaire prévu à Mongo a suscité plusieurs interrogations. Présent sur le lieu, un opposant équato-guinéen a été arrêté.

Le parti a décidé par ailleurs de tenir son congrès à N’Djamena du 16 au 17 avril.

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4. La perte du titre de chef de file de l’opposition par son président

Trois semaines après la démission de l’un de ses députés à l’assemblée nationale, le groupe parlementaire de l’UNDR a perdu un député. Ce dernier a démissionné il y a quelques semaines pour s’adhérer au MPS.

De huit députés à l’Assemblée nationale, l’UNDR est passée désormais à sept. En conséquence, l’Union pour le renouveau et la démocratie (URD), qui compte huit élus, est devenue le parti majoritaire de l’opposition démocratique à l’Assemblée. Un arrêt de la Cour suprême a aussitôt désigné le chef de parti de l’URD, Romadoumngar Félix Nialbé, comme nouveau chef de file de l’opposition.

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