Tchad : les crudités envahissent les marchés

Tchad : les crudités envahissent les marchés

C’est actuellement la saison des crudités ou légumes consommés crus. Très prisées les tomates, laitues, carottes abondent sur les marchés, au plaisir des ménages qui disposent désormais d’une assiette pleine.

7h au marché central de N’Djaména. En cette fraiche matinée le goudron sud du marché fourmille de monde. Un tintamarre indescriptible se fait entendre bruyamment. Commerçants, clients s’activent autour des marchandises. Le passage obstrué est quasi impraticable. Il faut zigzaguer pour se frayer un chemin. Mototaxis et taxis transportant les légumes déchargent leur attelage acheminé des jardins de N’Djaména ou des bourgades de sa périphérie. Les vendeuses à l’étal accourent vers les grossistes s’arrachant presque les crudités du coffre des taxis ou sur les mototaxis. Les enfants de la rue sur place s’improvisent dockers pour avoir quelques pièces de monnaie. D’autres, vendent des sacs plastiques aux client(e)s.

Une cliente accostée là confirme que les prix sont devenus très abordables. Un Kom (tas) de tomates de 100 francs aujourd’hui coûtait 500 francs CFA, il y a quelques deux mois. Il y a peu, le prix le plus bas d’un tas était 500 francs. Actuellement, on peut en avoir même pour 50 francs. Les laitues de 300 francs valent maintenant 100 francs. Les pieds de choux de 1 000 francs sont vendus à 500 francs. Les prix des tas de carottes oscillent entre 100 et 250 francs désormais au lieu de 250 et 500 francs. Par contre, l’oignon n’a pas perdu de sa valeur. De 1 500 francs, le Koro vaut 3 000 francs CFA. Une des vendeuses à l’étal ne se plaint pas. Au contraire, elle se frotte les mains tant les clients affluent du matin au soir pour faire des salades, des hors d’œuvre, etc. Elle confie : c’est la période. Il y a peu, c’était difficile de vendre un sac de laitue mais maintenant, je peux en vendre jusqu’à trois. Le soir, surtout, le marché est faste car hommes, femmes veulent accompagner leurs poissons frits de salade au dîner.

Même son de cloche au marché Dombolo situé sur l’avenue Goukouni Weddeye au quartier Ardep-djoumal.  Là, le bal des commerces de crudités est plus impressionnant. Des camions chargés à rebord de caisses de tomates, de carottes ravitaillent le site. Les clientes viennent de partout chaque matin. Elles sont revendeuses en gros ou en détail, ménagères, tenancières de maquis, gérantes de restaurants, etc. venant de Moursal, Paris-congo, Kabalaye… Aché cuisine dans un débit de boisson. Elle affirme que maintenant elle fait plus de recettes vendant ses plats de rognon, de gésier que les bières ou jus. Les gens ne viennent seulement que pour manger. Si les mets sont bien agrémentés de crudités, les clients s’en délectent confie-t-elle.

Carottes
Photo: Alexis Béramgoto
Vertus

Notons que ces légumes ont de nombreux bien faits pour l’organisme humain explique le nutritionniste Djénodji Béamlaou Maxime. Les légumes ou crudités contiennent nombre de vitamines dans la construction, la consolidation des os. Ils renforcent les cellules nerveuses, raffermissent la peau, bref donnent la santé au corps.

Annicia Memadji rapporte : Je fais sécher et écrase les carottes que je mélange avec de la farine pour la bouillie de mon bébé. Il est toujours en forme. Elle recommande cela à d’autres mères.

BACTAR Frank I. et MOUNI NGUEMADJI Lauréa

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