Tchad : les compagnies d’assurance ont du mal à gagner la confiance des populations

Tchad : les compagnies d’assurance ont du mal à gagner la confiance des populations

L’assurance des personnes et des biens est une culture peu connue par les Tchadiens. Cela à cause du manque de confiance envers les compagnies d’assurance et du faible niveau de connaissance sur son importance. Mais déjà, les établissements d’enseignements tentent de changer la donne.  

Alors que dans d’autres pays du continent et au-delà, l’assurance des personnes et des biens est une culture largement développée par les populations. Mais au Tchad, la réalité est complètement différente. « Nous vivons le jour au jour dans ce pays », dit un employé d’une entreprise de N’Djamena. Cette assertion de ce fonctionnaire prouve à suffisance qu’avec le Tchadien, le proverbe populaire qui dit « vis ta vie, advienne que pourra » trouve tout son sens.

Si ailleurs, l’assurance éducation est aussi connue et pratiquée par les personnes comme l’assurance santé, au Tchad les gens voient en cela une pratique sans grande importance, car, « nous sommes dans un pays où les choses ne marchent pas », tente de justifier Yan Madji Clarisse, une vendeuse des pagnes qui visiblement n’a aucune envie de tenter l’aventure.

Manque de sensibilisation

Malgré la perception de bon nombre de Tchadiens, les commerçants eux de leur côté, n’ont pas le choix. Ils sont les plus nombreux à garantir la sécurité de leurs biens dans les compagnies d’assurance. Pourquoi ? « C’est pour éviter de prendre certains risques liés à une éventuelle catastrophe », affirme Issa, vendeur des produits cosmétiques au marché de Dembé. Une partie de ce mardi a été incendié la semaine passée.

« Ce n’est pas parce que ça coûte cher que les citoyens ne veulent pas, mais c’est parce qu’ils ne sont pas suffisamment informés de ses avantages », martèle un jeune employé d’une compagnie d’assurance de la place, qui a préféré recueillir l’anonymat.

Depuis quelques années, de plus en plus d’établissements d’enseignement privé de N’Djamena, pour ne pas dire du Tchad, embrassent cette pratique en imposant aux parents d’élèves de payer les 500FCFA ou 300FCFA, en guise de frais d’assurance santé scolaire de leurs progénitures. Ce type d’assurance est de toute évidence la plus connue des Tchadiens et la plus acceptée dans la société tchadienne.

L’assurance est, par définition, un système qui permet de prémunir un individu, une association ou une entreprise contre les conséquences financières et économiques liées à la survenance d’un risque (événement aléatoire) particulier.

Le moyen mis en œuvre par les organismes d’assurance pour les prémunir contre ce risque est de les associer à une communauté de personnes (les assurés), qui côtisent pour être en mesure d’indemniser ceux parmi ses membres qui subiraient des dommages matériels ou corporels en cas de réalisation du risque. Ainsi, dans la mesure où c’est l’ensemble de la communauté des assurés qui prend matériellement en charge les dommages subis par ses membres frappés par la réalisation du risque, l’assurance est un système de gestion des risques basé sur la notion de solidarité.

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