Tchad : le Gouvernement exprime sa stupéfaction suite à la déclaration de la Conférence épiscopale

Tchad : le Gouvernement exprime sa stupéfaction suite à la déclaration de la Conférence épiscopale

Le gouvernement tchadien, par la voix de la secrétaire générale du gouvernement, Mme Mariam Mahamat Nour a réagi, ce 21 avril 2018 par rapport à la déclaration  de la conférence épiscopale sur le processus d’adoption de la nouvelle constitution faite un jour plus tôt.

Le gouvernement a manifesté sa stupéfaction et son indignation face à « cette déclaration infondée, qui non seulement fait une lecture complètement erronée de la constitution en vigueur mais jette les germes d’une grave division des Tchadiens ». Selon  la secrétaire générale du gouvernement, Mme Mariam Mahamat Nour, il est de notoriété publique le Tchad constitue un modèle de dialogue inter-religieux cité en exemple, partout en Afrique et dans le monde. Et, l’intervention de la conférence épiscopale sur le processus d’institution de la 4ème République risque de faire voler en éclat, le climat de paix et de cohésion sociale actuellement acquis dans le cadre du dialogue inter-confessionnel.

Selon Mariam Mahamat Nour, les leaders religieux ont joué un rôle important dans la construction de la paix et de la consolidation de la démocratie et, ce rôle doit plutôt être renforcé. Pour elle, le Secrétaire général de la conférence épiscopale, en évoquant l’article 224 a fait « une lecture partiale et totalement erronée de la constitution du 31 mars 1996 ».

En effet, Abbé Yves Allaghomi, secrétaire générale et porte-parole de la conférence épiscopale dans sa déclaration avait relevé que, l’adoption de la nouvelle constitution d « devrait se faire dans le respect de la constitution qui dit dans son article 224, la révision de la constitution est approuvée par référendum ». Or, pour le gouvernement, l’article évoqué dispose plutôt que : « aucune procédure de révision ne peut être engagée lorsque le président de la République exerce les pouvoirs exceptionnels ou lorsqu’un président intérimaire exerce les fonctions de président de la République ».

« Nous sommes bel et bien dans un processus légal et légitime et pour ceux d’entre vous qui n’ont pas suivi le processus, le projet de constitution de la 4ème République a été adoptée par le Conseil des ministres le 10 avril dernier. Il a été transmis à l’assemblée le 11 avril », a laissé entendre Mme Mariam Mahamat Nour.

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