Tchad : calme plat sur la scène politique

Tchad : calme plat sur la scène politique

La classe politique est inaudible. Elle n’agite pas le landerneau politique et entre complètement en hibernation malgré quelques réactions intempestives de certains chefs de partis à travers des communiqués dithyrambiques.

Depuis quelque temps, les joutes oratoires ont laissé place à un calme olympien sur le marais politique tchadien. Les acteurs politiques sont en hibernation pendant cette période d’inondation.  Après quelques gesticulations liées à la nomination d’un membre du Bureau permanent des élections (BPE), la destitution du porte-parole du M12 annoncée de façon tonitruante et sémillante suivie de la réaction foudroyante de l’intéressé, on entend aussi, la mise en place de nouveaux regroupements de manières sporadiques de certaines formations politiques. La dernière-née de ces regroupements des partis est la convention des partis insoumis (CPI) dont son porte-parole Me Théophile Bongoro a été très incisif lors de sa première prise de parole. Il n’est pas allé de mainmorte pour cracher du venin sur certains « oiseaux de mauvais augure » qui ont mis à sac l’économie du pays. 

Mais avant lui, c’est le représentant du parti de l’ancien Premier ministre de transition M. Fidèle Moungar qui s’est fendu d’un communiqué au vitriol pour fustiger le comportement du regroupement baptisé tapageusement G24. M. Iré Keurtoumar François, ce vieux routier de la politique tchadienne a réitéré le soutien de son regroupement au chef de file de l’opposition démocratique M. Félix Romadoumnagar Nialbé, qui est à ses yeux, le digne représentant de l’opposition démocratique alors que les autres lui contestent sa posture de chef de file.

Après cette sortie teintée d’invectives, l’opposition démocratique est en hibernation. C’est peut-être le calme qui précède la tempête. Sinon, elle ne pipe mot depuis que les habitants de la capitale vivent un drame qui ne dit pas son nom. C’est-à-dire les inondations qui sont devenues un véritable cauchemar pour les populations de certains quartiers de la capitale. Cette opposition en panne d’imagination et d’arguments solides et convaincants, est absente. Elle n’a pas donné de la voix, elle est inaudible face à ce drame qui  se joue sous son nez et sa barbe. C’est le moment d’apporter son soutien moral afin de réconforter ces populations en détresse qui errent dans les établissements scolaires pour chercher un abri.

Il ne faut pas attendre le moment des élections pour venir lui faire les yeux doux afin de quémander ses suffrages pour négocier un strapontin. Aujourd’hui, les électeurs sont conscients, ils ne vont pas se faire duper ou bien gruger par certains marchands d’illusion qui ne luttent que pour résoudre leurs problèmes intestinaux. Comme dirait un observateur sinon un bon connaisseur de la scène politique tchadienne, ces hommes politiques sont en train certainement d’affûter ou bien de peaufiner leurs stratégies pour affronter les échéances de 2021 qui se profilent déjà à l’horizon. Wait and see !

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