« Seul le dialogue peut nous sortir de cette crise » député Nobo Ndjibo

« Seul le dialogue peut nous sortir de cette crise » député Nobo Ndjibo

En prélude à la célébration du 10èmeanniversaire du parti RAPAD (Rassemblement du Peuple pour l’Alternance Démocratique », son président national, le député Nobo Ndjibo a abordé les questions relatives à la vie de sa formation politique ainsi que la crise actuelle que traverse le  pays  lors d’un entretien accordé  à votre journal Tchadinfos.com. Interviews

 Monsieur le Président,  parlez-nous de la vie de votre formation politique dix ans après son existence ?

Merci de m’offrir cette opportunité pour  pouvoir m’exprimer  dans vos colonnes aux lecteurs de Tchadinfo.com sur la vie de mon parti politique et la situation que connaît notre cher pays. Le parti  Rassemblement du Peuple pour l’Alternance Démocratique (RAPAD) est né en Octobre 2006. Il  s’est constamment battu non seulement pour exister, mais pour être présent dans la vie nationale sur tous les plans et surtout animer la vie politique comme force de propositions. Le RAPAD a participé à toutes les échéances électorales et compte un parlementaire à l’Assemblée Nationale et deux conseillers municipaux à la mairie de Sarh. Vous me direz que c’est une maigre représentativité, mais nous au niveau de RAPAD, nous en sommes très fiers. Car, il existe des partis politiques plus anciens que nous qui n’ont même pas un seul représentant dans l’instance nationale ou communale.

TI : Dix ans après quel est le niveau d’implantation du parti sur l’étendue du territoire national ?

Dès le début, le parti a choisi d’avoir un ancrage régional, c’est-à-dire chercher à s’installer dans la région du moyen Chari qui abrite le siège à Sarh, son fief. Et, progressivement le RAPAD s’est étendu dans la commune de N’Djaména, puis dans le Mandoul, ensuite le Logone Oriental et aujourd’hui, on a un pied dans le Guera. Je puis vous confirmer que c’est une approche évolutive du parti, qui ne veut pas se contenter de créer des cellules à travers le pays pour dire qu’il existe partout. Mais le souci, c’est d’installer des entités, qu’il peut constamment animer pour qu’il soit efficace.

Quelle est votre analyse sur la situation de crise actuelle et les pistes de solutions que vous proposez ?

Sur ce sujet beaucoup a été dit, mais n’empêche que je reviens dessus. J’ai deux analyses tout aussi objectives l’une comme l’autre. La première met l’accent sur le fait que le Tchad a fait d’importants investissements sur des fonds propres et a engagé avec ses propres moyens des troupes pour faire la guerre sur des terres étrangères. La seconde incrimine la mauvaise gestion des ressources nationales. Mais, quelle qu’en soit l’analyse, la crise touche tout le monde. Que nous soyons responsables ou pas, il ne sert   à rien de se jeter les anathèmes. Cela ne résoudra pas la situation tendue dans laquelle nous y sommes. Mais, il faut rechercher en toute intelligence, en toute conscience et dans l’humilité le dialogue sincère comme solution de sortie de crise. J’invite le gouvernement ainsi que les acteurs de la société civile à se faire violence pour engager des discussions sincères pour atténuer la souffrance des populations. Cette situation difficile a amené les parents à ne pas  pouvoir donner un repas aux enfants ne pas les envoyer  à l’école et de ne pas se rendre dans les hôpitaux pour y être soigné. Le président de la République, homme de dialogue doit donner des gages de confiance aux populations en mettant une vigoureuse campagne d’assainissement des régies financières et de s’attaquer résolument à tous ceux qui auraient indûment détourné et/ou volé les ressources du pays.  Je répète que seul le dialogue peut nous sortir de cette situation de crise.

Propos recueillis par Y. Jules Daniel

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