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Senafet 2020 : la dynamique #Nolimit et le lycée Sacré-cœur débattent sur les violences faites aux femmes

Senafet 2020 : la dynamique #Nolimit et le lycée Sacré-cœur débattent sur les violences faites aux femmes

SOCIÉTÉ – La dynamique citoyenne #Nolimit a organisé une conférence-débat, ce samedi 7 mars, à l’intention des élèves du Lycée et Collège Sacré-cœur.

Cette conférence s’est déroulée au matin du samedi 7 mars, dans l’une des salles du lycée Sacré-cœur. Le débat a porté sur le thème: “Education et violences faites aux femmes au Tchad : la lutte en faveur de la dignité de la femme.”

Le panel était composé de Viviane Madjita, Mariam Titimbaye, Zamzam Gadaya, Habsa Bichara, Abakar Torh et de Dr Mahamat Daleh I. Diar.
Sous la houlette du modérateur Abakar Djoufoune, les panélistes ont débattu sur la question de l’éducation et des violences faites aux femmes pendant plus d’une heure et demie.

Avant d’entamer le débat, Viviane Madjita a présenté la dynamique #Nolimit. Selon elle, “#Nolimit est un regroupement de jeunes qui œuvrent dans le social, afin de contribuer au vivre-ensemble au Tchad.” Viviane a poursuivi en insistant sur la défense des droits de la femme au Tchad. Pour elle, “Pour pouvoir bien défendre ses droits, il faut préalablement les connaître. D’où l’importance et la nécessité d’une éducation.” Elle a aussi abordé la question du droit de l’enfant.

Abakar Torh a attaqué par un poème à l’honneur de la femme. Chose qui a ému une élève de 3e : “J’ai été très touché par le poème de Abakar. C’est ce qui m’a obligé à rester jusqu’à la fin pour voir ce qui se passera par la suite” a confié cette dernière. Pour Abakar, la femme est comme une fleur qui mérite respect et protection. Il s’est prononcé également sur la question du vivre-ensemble et de la mauvaise utilisation des réseaux sociaux : “le dénigrement des femmes sur les réseaux sociaux est un comportement indigne”, a conclu Abakar.

Mariam est une enseignante de longue date. Elle a axé son intervention sur la problématique de l’éducation, ainsi que le rôle que les femmes jouent dans cette action depuis la nuit des temps. Pour elle, l’éducation est le pilier de toute action de développement d’où, la nécessité de la prendre au sérieux. Mariam a conclu par dire que “la responsabilité de l’éducation des enfants est partagée. Il faudrait maintenant que chacun assume sa responsabilité.

Dr Mahamat est parti de l’actualité en parlant de la recrudescence de la violence faite aux femmes, pour déboucher sur ses différentes formes. Il a cité entre autres la violence physique, mentale, sexuelle, économique, et autres. Pour lui, “l’accès à l’éducation chez les femmes n’est pas un problème de capacité mais plutôt un problème de chance qu’on n’arrive pas à donner aux femmes.” Il a conseillé aux jeunes filles présentes dans la salle, d’aller au bout de leurs études.

La dernière intervention était celle de Habsa. La jeune dame a présenté le volet économique de l’injustice faite aux femmes. L’indépendance financièrement de la femme est capitale, selon Habsa Bichara. Elle a aussi martelé que “les femmes tchadiennes en ont marre des discours sur les violences faites aux femmes. Il faut maintenant des actions fortes pour mettre fin à ces traumatismes qu’elles subissent.” Habsa dira à la fin de son intervention que si un adage dit éduquer une femme c’est éduqué une nation, c’est que violenter une femme c’est aussi violenter une nation. Chose qui a provoqué un tonnerre d’applaudissement.

Les jeux de questions-réponses ont permis aux élèves d’éclairer leurs lanternes sur la problématique de violences faites aux femmes ainsi que les pistes de solutions.

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