Santé : « 150 millions de personnes par an font face à des coûts de soins catastrophiques », selon la SN-CSU

Santé : « 150 millions de personnes par an font face à des coûts de soins catastrophiques », selon la SN-CSU

La stratégie de la couverture sanitaire universelle au Tchad (SN-CSU), déjà élaborée, reste à adopter. Tchadinfos.com revient sur les grands traits notamment les raisons d’être de la SN-CSU, les principes fondateurs et les axes stratégiques qui la définissent.  

Dans sa vision 2030, la Couverture sanitaire universelle au Tchad aura contribué de manière équitable, à ce que l’ensemble de la population du Tchad, nomment celle défavorisée, ait un accès aux soins préventifs, curatifs, palliatifs, promotionnels et de réadaptation dont elle a besoin. Ces services, selon la SN-CSU, devront être de qualité suffisante, pour être efficaces, sans que leur coût n’entraîne des difficultés financières pour les usagers.

Les raisons d’être de la Stratégie nationale de la couverture sanitaire universelle au Tchad.

La protection sociale en santé ne peut être comprise que si l’on considère trois domaines ou piliers, autrement dit, la protection des individus par la sociale en ce qui concerne la santé ne peut avoir un sens selon la stratégie nationale de la couverture sanitaire universelle au Tchad (CSU). Faire en sorte que les aspects financiers ne soient pas une barrière à l’accès du service de santé, mais que les  services de santé soient effectivement disponibles et qu’ils fournissent des prestations de qualité. Il faut éviter les risques particuliers qui impactent la santé des individus du fait de leur environnement, habitudes de consommation et plus généralement des conditions de vie soient diminués voire même maîtrisés.

Les principes fondamentaux de la stratégie nationale de la couverture sanitaire au Tchad

Afin d’aller vers la CSU, il importe de lire cette dernière suivant ses principes fondateurs. Le principe général est que l’individu doit être protégé contre les risques financiers. Eviter en outre le paiement direct de prestation de santé au point de consommation. En effet, le paiement direct au point de consommation peut décourager les personnes, particulièrement les pauvres à se soigner.  L’on estime à hauteur de 150 millions de personnes par an qui font face à des couts de soin de santé catastrophiques à cause des paiements directs, selon la stratégie. Le deuxième principe consiste à favoriser l’accès aux prestations de santé des plus pauvres et vulnérables. Le troisième met un accent particulier sur l’accès aux soins de qualité. La mise en compte de l’inter-sectorialité de la CSU est aussi évidente, il s’agit là d’un principe de base. Il faut tout simplement le noter que le CSU n’est pas une question de financement.

Les axes stratégiques de la SN-CSU au Tchad

Une avancée sur le chemin de la CSU demande du temps et aussi d’efforts. A cet effet, la stratégie pose les premiers jalons occasionnant une progression vers la CSU. Ils s’organisent autour de six axes. L’on note le développement des mécanismes contre les risques financiers, l’utilisation des ressources plus efficaces et équitables, la favorisation des partenariats public-privé, la prévention des risques ayant une incidence sur la santé, la prise en compte des souhaits de la population et enfin, la mobilisation des ressources financières pour la CSU. Il faut souligner au vu de ces éléments que la SN-CSU doit être validée après adoption de la loi, au fur et à mesure de sa mise en œuvre afin de tenir compte des différentes évolutions et pesanteurs de la société tchadienne.

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