Révision des fichiers électoraux : s’achemine-t-on vers une prorogation ?

Révision des fichiers électoraux : s’achemine-t-on vers une prorogation ?

Les acteurs politiques continuent de multiplier des communiqués de presse et des descentes sur le terrain afin de sensibiliser leurs militants à  se faire inscrire massivement sur la liste électorale. La balle est désormais dans le camp de la CENI pour répondre à cette interrogation qui ne cesse de tarauder les esprits des hommes politiques.

Malgré les appels de la quasi-totalité de la classe politique invitant les populations âgées de 18 ans à   se faire recenser, n’ont pas produit les effets escomptés. Les électeurs concernés sont restés de marbre  à ces différentes campagnes d’information et de sensibilisation menées à travers le pays.  Des missions dépêchées sur le terrain pour convaincre les jeunes qui ont atteint l’âge de 18 ans à se rendre aux centres de recensement pour s’enrôler ne sont pas satisfaites des résultats engrangés.

C’est ainsi que des voix s’élèvent de plus en plus pour demander à la Commission Électorale Nationale et Indépendante (CENI) de proroger la date pour permettre à ceux de nos concitoyens qui traînent encore les pas de se faire enrôler. Cette révision des listes électorales concerne les populations qui n’ont pas pu s’enregistrer et celles qui ont atteint 18 ans lors du dernier recensement électoral de 2015 de le faire.

Aujourd’hui, certains leaders politiques ont pris leur bâton de pèlerinage pour se rendre en rase campagne en vue de persuader ceux qui hésitent encore à se faire enrôler de le faire. C’est le cas de l’ancien chef de file de l’opposition M. Saleh Kebzabo  qui sillonne la partie méridionale du pays dans ce sens. Idem pour le Président des Mouvements des Patriotiques Tchadiens pour le Renouveau (MPTR) M. Mbaimon Guedmabaye, ce dernier a lancé un appel solennel à ses militants sur l’ensemble du territoire national au cours d’un point de presse  à se rendre les centres de recensement pour se faire enrôler.  Pour lui,  ce qu’on observe à propos de cette révision électorale est une manœuvre des fraudes qui se prépare, c’est pourquoi, il insiste à ce que ses militants et sympathisants aillent se faire recenser. Même son de cloche du côté de Djekombé François, leader de l’Union Sacrée pour la République (USPR), qui a laissé entendre, qu’en plus de l’appel sur les réseaux sociaux, il entend organiser une conférence de presse dans les jours à venir pour inciter davantage ses militants à se faire enrôle car dit-il, c’est la première étape dans le processus de ces consultations qui se profilent à l’horizon.

D’autres accusent à demi-mot la Commission Nationale Electorale Nationale Indépendante (CENI) de faillir à sa mission. Elle doit changer des stratégies de communication afin de permettre aux populations indécises qui continuent de bouder les agents recenseurs et estiment que ce recensement n’apportera rien dans leur vie quotidienne à revenir à des meilleurs sentiments.

Il serait judicieux indique certains observateurs pointus de la scène politique Tchadienne que les agents recenseurs  procèdent à une campagne de proximité, adopter ce qu’on appelle la procédure du porte-à-porte pour expliquer à notre population en majorité analphabète de comprendre l’importance de cette révision des listes électorales. Un citoyen responsable doit avoir sa carte d’électeur pour que le moment venu, il  puisse accomplir son devoir citoyen claironne un membre de la société civile. Sans cette carte, le citoyen ne peut pas  glisser son bulletin dans l’urne. C’est un véritable manque à gagner pour lui. C’est grâce à cette carte qu’il pourra choisir ceux qui présideront demain à la destinée du pays.

Il faut rappeler que les élections sont un rendez-vous historique et crucial pour le peuple qui aspire à la démocratie. Un autre scénario que l’on pouvait expérimenter, il serait également indispensable de faire le tour des établissements scolaires, des Universités et des Ecoles professionnelles en vue d’ exhorter les jeunes qui ont l’âge de 18 ans à se rendre dans les lieux du recensement pour s’enrôler . Il faut aussi impliquer les dignitaires religieux, les activistes de la société civile  et des gens qui ont une certaine influence dans leur milieu afin d’amener les jeunes de 18 ans  à changer de comportements et d’attitudes. Faire de même  avec   certains compatriotes qui se disent ne pas concerner par cette révision des listes électorales. Ceux-ci disent à qui veut les entendre que ces élections n’apporteront rien dans leur vie quotidienne. C’est pourquoi, on constate ce désintéressement indescriptible  et ce manque d’engouement.

Ce manque d’engouement interpelle tout le monde, chacun doit mettre le pied à l’étrier pour que ceux qui ne disposent pas de carte d’électeurs et ceux qui ont 18 ans révolus de se rendre les centres de recensement se faire enrôler.

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