Présidentielle : Pahimi Padacké prône un “changement sans revanche”

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Investi candidat par son parti, le Rassemblement national des démocrates tchadiens (RNDT Le Réveil), ce 20 février pour la présidentielle, Pahimi Padacké Albert promet gagner et construire le pays avec tout le monde.

Le congrès qui s’est tenu ce samedi 20 février, après les 20 pré-congrès provinciaux le 13 février, avait à trancher entre présenter un candidat du parti à l’élection présidentielle et soutenir le président sortant. Au final, sur les 21 fédérations (N’Djamena et 20 provinces), 12 ont opté pour la présentation du candidat du parti contre 8 pour le soutien au président Déby et une abstention.

Dans son discours, le candidat investi du RNDT Le Réveil a indiqué que cette investiture venue du Tchad profond n’est pas seulement celle de ses militants mais aussi “du peuple tchadien qui aspire à une alternance pacifique”. Pahimi a eu également un mot pour les cadres du parti au pouvoir dont il reconnaît être comptable partiellement du bilan. “Nous avons avec eux une partie du bilan. Ils peuvent être sûrs que notre victoire leur permettra de vivre en paix dans ce pays, notre pays qui est aussi le leur”, a-t-il déclaré.

Il a également tendu la perche au président de la République. “Cette investiture peut aussi être celle du président sortant de trouver l’occasion de quitter le pouvoir sans remords. Il bénéficiera de toutes les garanties juridiques et sociales pour vivre au Tchad”, a-t-il lancé.

En déclarant que ce 20 février, commence “la marche victorieuse”, le candidat Pahimi invite tous les Tchadiens à se rassembler autour de sa candidature, car, pour lui, “s’il y a une candidature unique capable de rassembler les Tchadiens dans leur diversité et dans la paix, c’est notre candidature”.

Il faut rappeler qu’après avoir été candidat en 2011, Pahimi Padacké Albert a décidé, en 2016 de soutenir le président Idriss Déby Itno dans le cadre d’une alliance. Après la victoire du chef de l’Etat sortant, le président du RNDT-Le Réveil a été nommé Premier ministre. Ce sont les réformes institutionnelles de 2018, qu’il a menées lui-même, qui ont entrainé la suppression du poste de Premier ministre. Après son départ, il avait pris un peu de la distance avec son allié. Il ne s’empêchait pas lors de quelques sorties médiatiques de lui envoyer des piques. Ce qui faisait dire à certains observateurs que l’alliance vacillait. Son investiture comme candidat aujourd’hui confirme de fait la fin de cette alliance. D’ailleurs, certains militants ont indiqué que l’alliance date de 2016 et qu’elle n’a plus lieu d’être. Ils ont exprimé leur souhait de “sortir de l’ombre du MPS” et d’avoir des “ambitions de diriger le pays”.

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