Tchad : Comment le Kadamoul challenge est devenu aussi viral sur les réseaux sociaux ?

Tchad : Comment le Kadamoul challenge est devenu aussi viral sur les réseaux sociaux ?

Très répandu dans les zones désertiques , le Kadamoul ( en arabe tchadien) ou le chèche est une sorte de voile d’environ 4 à 8 mètres de long enroulé par les hommes pour se protéger du vent et du soleil. Il y a quelques jours, l’enroulement de ce turban est devenu un challenge enflammant ainsi les réseaux sociaux. Comment en est-on arrivé là ?

A la base, le Kadamoul protège du soleil torride, du vent dans les zones désertiques d’Afrique du Nord, mais dissimule aussi les émotions. Au Tchad, la plupart des voyageurs vers le Nord l’utilisent pour faire face à la tempête qui sévit dans la zone.

Comment il est devenu viral sur les réseaux sociaux ?

Dans la journée du lundi 15 février, l’écrivain tchadien, Brahim Guihini Dadi, a fait un post pour mettre en valeur et défendre la cause de ce turban qui, selon lui, est mal vu dans certaines sociétés.
Dans ce post Facebook, Dadi explique que le turban est devenu une tradition et qu’il y a une dizaine de façon de le rouler. Mais que cette tradition tant à disparaître dans les zones urbaines. “J’ai constaté aujourd’hui que vous portez un turban et vous débarquez dans une administration ou quelque part, les gens sont étonnés de vous voir alors qu’en casquette ou en bonnet ça passe très bien”, a-t-il renchéri.

https://twitter.com/Ali2fois/status/1362194156492308480

“Tout comme le sari des indiens ou le pagne de Kwame Nkrumah, le turban est un vêtement à mettre en valeur et doit être fièrement porté par les Tchadiens”. C’est cette réflexion qui a poussé cet écrivain à lancer le challenge qui a dépassé les frontières nationales.

Les jeunes tchadiens du pays et de la diaspora ont arboré fièrement le hashtag #️⃣ challengekadamoul sur Facebook, whatsapp, Instagram, Twitter sur une photo prise avec le Kadamoul. Un pari plutôt réussi pour Brahim Guihini Dadi.

Il faut aussi rappeler que le turban a une tradition spécifique chez les touaregs considérés comme pilier de cette culture. Le blanc est porté pour montrer un signe de respect ou encore un jour particulier. Le chèche indigo est fait à partir de lin, souvent avec un tissage complexe. Il est porté les jours de fête (et les jours de froid car il est plus chaud que le chèche en coton).

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