Me Nadji Madou, l’homme à l’origine du serment confessionnel

Me Nadji Madou, l’homme à l’origine du serment confessionnel

Avec surprise, les Tchadiens ont appris cet après-midi du 24 octobre la mort de Me Nadji Madou, homme politique, président du parti ASRI. L’homme s’est réclamé, de son vivant, géniteur du serment confessionnel imposé par la Constitution de la 4e République.

Me Nadji Madou fut un acteur au Forum national inclusif. Ces assises ont débouché à la naissance de la 4e République. L’enseignant-chercheur affirmait qu’il était l’un des initiateurs de l’institutionnalisation du serment confessionnel par la Loi fondamentale du Tchad. Une disposition qui a déclenché des réactions dans la composante politique et de la société civile tchadienne. Lors d’une interview accordée à Tchadinfos, il y a presque une année, le juriste de formation explique pourquoi il a proposé cette disposition dans la nouvelle Constitution.

“Je crois que le serment confessionnel est institué dans notre Loi fondamentale pour participer à la bonne gouvernance. Au Tchad, il y a eu beaucoup d’organes de contrôle, de répression pour aider la bonne gestion des ressources nationales. Malheureusement, tous ces efforts n’ont pas tenu, c’est pourquoi dans la nouvelle Constitution, nous avons mis en caractère visible la bonne gouvernance. Et l’un des mécanismes qui devrait permettre la bonne gouvernance, nous avons estimé qu’il faut instaurer la confession professionnelle. Pour nous cette disposition devrait mettre chacun devant son conscient religieux afin de l’obliger à respecter le bien public “.

A la question de savoir si cette disposition ne remet pas en cause la Laïcité au Tchad ? Il a répondu ainsi :

Je ne crois pas que cette disposition remette en cause la laïcité. La laïcité est une institution de la loi française. Elle signifie la neutralité de l’Etat face à la religion. Cette disposition n’a rien avoir avec la laïcité. C’est un faux débat”.

Me Nadji Madou était le président du parti politique ASRI. Une mouvance pro gouvernementale.  Il a été de même maire 1er adjoint du 7 arrondissement de la commune de N’Djamena. Il a tiré sa révérence ce jeudi 24 octobre suite d’une maladie en France.

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