jeudi 7 juillet 2022

Les avocats des leaders de Wakit tamma montent au créneau pour dénoncer un “simulacre” de procès en vue

Le collectif des avocats des leaders de la coordination des actions citoyennes Wakit Tamma, a animé une conférence de presse ce mardi 24 mai pour annoncer le boycott de l’audience de leurs clients prévue le 6 juin prochain, estimant que la Justice est aux ordres et qu’il n’y a aucune garantie pour un procès équitable.

D’entrée de jeu, le collectif des avocats des leaders de la coordination des actions citoyennes Wakit tamma a dénoncé “l’enlèvement puis la séquestration” de leurs clients par les autorités sécuritaires du pays dans les locaux des renseignements généraux.

Curieusement et contre toute attente, selon les avocats, sur la liste des personnes arrêtées et poursuivies pour attroupement non autorisé, atteinte à l’intégrité physique et destruction des biens, figurent le porte-parole de Wakit tamma, Me Max Loalngar, par ailleurs avocat au Barreau du Tchad, les sieurs Youssouf Korom, secrétaire général du syndicat des commerçants et fournisseurs de l’Etat, l’ancien ambassadeur Allamine Adoudou et l’ancien ministre Hissein Massar Hissein. « Ceux-ci n’ont jamais signé l’engagement pour la marche », constate le collectif des avocats.

Aussi, ils rappellent que les incidents sur les stations-service de Total Energie Marketing se sont déroulés en dehors des heures et itinéraires, à travers tout le pays et à l’insu des leaders de Wakit tamma. Et ils dénoncent le refus opposé par la justice aux avocats afin de parler librement à leurs clients. « La déportation de nos clients de la maison d’arrêt de Klessoum à celle de Moussoro viole le code de procédure pénale en son article 25 », accuse le collectif des avocats.  

Au regard de tous ces manquements constatés ça et là, le collectif des avocats des leaders de la coordination des actions citoyennes Wakit tamma estime que la justice est aux ordres, donc rien ne présage un procès équitable et qu’ils sont obligés de boycotter le procès programmé au 6 juin 2022. « Ni les prévenus, ni leurs conseils ne vont collaborer à un simulacre de procès si l’audience prévue venait à se tenir », annoncent-ils.

Pour mémoire, après leur interpellation suite à la marche pacifique du 14 mai, contre la politique française au Tchad, les leaders de la coordination des actions citoyennes Wakit tamma ont été mis sous mandat de dépôt et transférés à la maison d’arrêt de Klessoum avant d’être déportés à celle de Moussoro, à plus de 300 Km de N’Djaména. Leur audience est prévue pour le 6 juin prochain. Wakit tamma, quant à elle, malgré l’interdiction, prévoit marcher encore le 28 mai 2022.

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