“J’ai l’impression que la classe politique n’arrive pas à apporter une explication et un projet de société clair” Ahmat Djidda Mahamat

INTERVIEW- Le président national du parti Alwihda allié de la majorité présidentielle, Ahmat Djidda Mahamat a accordé une interview à Tchadinfos, relative aux questions politiques.

Comment se porte le parti AlWihda ?

Le parti se porte bien, actuellement, il est entrain de reprendre ses activités étant donner que nous sommes dans un contexte électoral, qui va commencer très bientôt. Et donc nous sommes en pleine action pour la sensibilisation et la préparation de ces élections.

On a constaté une petite disparition de votre part  au sein de la classe politique tchadienne, comment justifiez-vous cette absence ?

Il faut dire tout simplement qu’après les élections présidentielles comme il y’a pas un enjeu politique immédiat et avec la covid-19 qui menaçait par là. nous avons donc jugé nécessaire de ralentir un peu les activités et de faire des activités qui ne sont que de proximité, sinon pas visible au niveau des médias. Et maintenant nous sommes dans une phase ou notre activité doit être mise en avant, nous avons un projet de médias pour avoir plus de la visibilité. Mais notre activité continuait mieux en tenant compte du contexte de la pandémie en dehors des flashes des médias.

Comment se porte votre relation avec le parti MPS (Mouvement patriotique du salut)?

Comme nous faisons partie d’une famille qui s’appelle la majorité présidentielle. Nous avons un intérêt, nous avons préféré soutenir un projet de société commun et nous avons donc des visions communes. Notre projet qui a été porté par  notre président de la république, le Marechal du Tchad, Idriss Deby Itno pour les présidentielles, nous l’avons soutenu et avons suivi ce programme. C’est un soutien mutuel par rapport à ce programme. Bien évidemment que chaque parti a sa vision, son point de vue, etc. chacun garde son identité mais, on voit toujours l’intérêt commun qui permet donc la cohésion de la majorité présidentielle surtout en cette circonstance électorale qui s’approche ou les consolidations des liens vont être de plus en plus.

Entretenez-vous toujours des bonnes relations avec le MPS?

Les relations sont toujours bonnes avec le MPS et les autres partis, il y’a certainement des couacs  et parfois des tiraillements mais ce qui est normal dans un débat contradictoire mais, nous avons toujours un point d’unir. L’objectif est de travailler sur quoi nous nous sommes rassemblés en une majorité

Le processus électoral a été activité pour les échéances électorales, comment le parti Alwihda s’apprête pour cet évènement majeur pour la classe politique ?

La céni après beaucoup de tergiversation, elle a finalement et sous la pression de la classe politique et du président de la république, a fini par dérouler un chronogramme très serré pour  que les élections aient lieu en 2021. Donc le 1er octobre pour le lancement de la mise à jour du fichier le parti Alwihda s’est saisi de l’occasion et nous avons organisé une journée de réflexion et de sensibilisation à l’endroit des présidents régionaux de notre parti des provinces et également des présidents des partis Alwihda qui sont dans les 10 arrondissements pour que le thème, se focalise sur le recensement des jeunes. Et d’ailleurs le thème de la journée de sensibilisation du 26 septembre c’était le rôle et apport de la jeunesse dans le processus électoral. Nous avons donc commencé  cette activité pour que cette cible principale qui est la jeunesse doive être concernée en premier par le message de la sensibilisation. Pour qu’il soit de la partie parce que l’avenir du Tchad et leur avenir en dépendent.

Le parti a-t-il songé être représenté par vous ou un autre candidat aux prochaines échéances électorales à venir ?

Nous sommes issus d’une famille appelée la majorité présidentielle et le candidat qui sera dégagé dans la majorité ça serait celui que nous le soutiendront et c’est comme ça le pacte que nous avons signé entre diffèrent composant de la majorité présidentielle. Donc on soutiendra le candidat qui va être présenté par la majorité présidentielle, qui se réunit, qui se concerte et au moment venu nous soutiendrons le candidat qui nous représentera aux élections présidentielles.

Comment trouvez-vous l’univers politique actuelle?

Au Tchad, bon l’univers politique je regrette un peu certaine morosité, j’ai constaté qu’il y’a une certaine, je dirai c’est comme si vraiment la classe politique ne sait pas où aller et qu’est ce qu’il faut faire. Parce que s’ils n’arrivent pas à cristalliser les attentes ou les inspirations de la population dans le contexte de la crise économiques qui est passée, avec la crise du coronavirus qui est en cours et la période de pluies qui a été catastrophique. Devant tout çà, le désarroi de la jeunesse et de la crise économique et tout ça. J’ai même l’impression que les classes politiques n’arrivent pas à apporter une explication et un projet de société claire, rassurant au niveau de la population. C’est pourquoi ça explique le désintéressement de la jeunesse de la vie politique. Pourquoi nous insistons parce que les jeunes doivent faire partie et c’est leur avenir, ils sont plus de 60% de la population tchadienne. Ils doivent eux même décider et contribuer à la décision pour ceux qui les gouvernent. Les gens ne vont pas toujours se contenter en disant que voilà nous ne sommes pas d’accord, parce que les gens nous gouvernent mal, etc. eux ils ont la possibilité d’avoir le carton rouge ou le carton jaune et vert du jeu de la démocratie. Il ne faut pas qu’il passe à côté. Il faut qu’ils utilisent quand-même ce levier et exprimer pour pouvoir imposer et s’imposer au niveau de la vie politique et de la vie économique et sociale.

Vous êtes en train d’appeler la jeunesse à prendre son destin en main ?

Moi je crois à la jeunesse, parce que de toute façon un pays qui a une jeunesse qui a de l’énergie et si elle n’est pas canalisée et n’est responsabilisée, mature. On risque d’aller vers une impasse. Si ces jeunes veulent revendiquer ce qui est normale c’est-à-dire leur place dans la société, dans l’économie dans la vie politique, il va falloir qu’eux même rentrent dans  le cercle. Et la première étape c’est d’avoir sa carte électorale pour pouvoir voter le jour des élections et faire savoir leur choix de société qu’ils veulent pour leur avenir.

Laisser un commentaire

SITUATION DU TCHAD

Confirmés : 860 

Guérisons : 770

Décès : 74

%d blogueurs aiment cette page :