Guéguerre au sein du parti ARD : La Cour suprême  donne raison à Alixe Naimbaye

Guéguerre au sein du parti ARD : La Cour suprême donne raison à Alixe Naimbaye

L’affaire qui oppose Mme Alixe Naimbaye et le Président de l’ARD (Action pour la République, le Développement et la Démocratie) M. Abdoulaye Mbodou Mbami à propos des résolutions issues du troisième congrès du parti organisé le 12 octobre dernier a connu son épilogue. La Cour suprême a pris une ordonnance pour suspendre les effets de toutes les résolutions dudit congrès. Les fidèles lieutenants d’Alixe Naimbaye se frottent les mains.

Le verdict est tombé ce 28 octobre 2020 comme un couperet. La fille du défunt Président-Fondateur du Parti Action pour la République, le Développement et la Démocratie (ARD) a intenté une action en justice contre les agissements du Président actuel du Parti M. Abdoulaye Mbodou Mbami. La goûte d’eau qui a fait déborder le vase, c’est le troisième  congrès tenu dans le courant de ce mois. Ce congrès a été organisé malgré l’ordonnance prise par la justice pour demander à M. Abdoulaye Mbodou Mbami d’y surseoir. Mais lui, qui ne l’entend pas de cette oreille, a, contre toute attente, organisé le dit congrès en triant sur le volet certains responsables des fédérations qui sont ses affidés. A l’issue de ce congrès, certains responsables ont été exclus du parti comme le cas de Larmé Kilmapone. Ce qui a provoqué l’ire de Mme Alixe Naimbaye et d’autres militants qui ont saisi la Cour suprême aux fins de suspendre toutes les décisions issues du troisième congrès qu’ils ont qualifié de fallacieuses. Désormais, c’est chose faite. Depuis avant-hier cette décision fait des gorges chaudes dans le camp des bonzes d’Abdoulaye Mbodou Mbami. Il faut rappeler que ce dernier s’est fait plébisciter en conservant son fauteuil pour un nouveau mandat de quatre ans. Pour donner du vernis aux décisions émanant de ce troisième congrès, il a fait coopter une des sœurs d’Alixe Naimbaye au bureau exécutif du parti.  Il s’agit de Delaou Naimbaye.  Les contempteurs d’Abdoulaye Mbodou Mbami  ne manquent pas de l’invectiver.  Ils disent en chœur que depuis qu’il a pris les rênes de ce parti après la disparition de son Fondateur, il y a plus de cinq ans, il n’a pas réussi à insuffler une nouvelle dynamique à cette formation. Les mauvaises langues ont laissé entendre que son manque de charisme a lassé les militants. C’est pourquoi, beaucoup ont préféré migrer vers d’autres formations politiques. Il a été accusé de laxisme par ces mêmes détracteurs. Ce qui a fait perdre au parti sa place au sein de la Communication Electorale Nationale Indépendante (CENI). Il y a une véritable guéguerre au sein de ce parti. Depuis un certain temps les héritiers se bouffent le nez. Ces querelles de chiffonniers ne font que régresser le parti  qui s’est véritablement implanté dans la Province du Lac. Cette Province considérée par le passé comme le bastion du Rassemblement pour la Démocratie et le Progrès (RDP) de feu l’ancien Président de la République du Tchad LOL Mahamat Choua. Les partisans de Mme Alixe Naimbaye jubilent tandis que ceux de M. Abdoulaye Mbodou Mbami fulminent et ruminent sérieusement leur douleur. En tout cas, la justice vient de rétablir la vérité. Donc, la balle est dans le camp des protagonistes qui se regardaient en chien de faïence  de fumer le calumet de la paix dans l’intérêt de leur parti politique.

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