Grève dans le secteur public: le service minimum est respecté dans les urgences

Grève dans le secteur public: le service minimum est respecté dans les urgences

ADMINISTRATION – La grève décidée par la plateforme syndicale revendicative est observée ce mardi 7 janvier 2020. Immersion dans les hôpitaux de N’Djamena pour constater l’effectivité de la mesure.

L’ambiance est morose ce 7 janvier aux urgences de l’hôpital général de référence. Tous les bureaux à l’hôpital général de référence nationale sont fermés à l’exception de celui de la direction générale. Les services tels que la radiographie ne sont pas fonctionnels, les patients sont interrogatifs. Un groupe de médecins en tenue simple échange près de la grille d’entrée. Les couloirs sont presque vides et dans les salles d’observation, quelques médecins et stagiaires. D’après un médecin, le service minimum est observé.

A l’hôpital de la Mère et de l’Enfant, le service de consultation est fermé mais un service minimum est instauré. La maternité fonctionne au ralenti, le nombre des sages femmes a été réduit. Les patients sont tristes, des parents essayent de demander l’indulgence du corps médical désigné pour le service minimum mais sans succès.

A l’hôpital de l’Amitié Tchad-Chine, le personnel a tenu une assemblée générale ce mardi 7 janvier. A l’issue de cette rencontre, le personnel est entré en grève conformément aux consignes de la plateforme syndicale revendicative.

Par contre au Centre hospitalier universitaire le Bon Samaritain de Walia, tous les services sont opérationnels. A l’hôpital Notre Dame des Apôtres, la grève a un impact moindre mais significatif sur le train quotidien de l’hôpital. Initialement centre de santé, l’établissement est devenu un hôpital de district depuis mai 2016 et dessert les quartiers sud de la capitale. Parmi le personnel, il y a des fonctionnaires intégrés à la Fonction publique. Ceux-ci sont évidemment entrés en grève comme l’exige leur responsabilité syndicale. Cela fait un vide à combler pour l’hôpital qui se retrouve davantage acculé par la ruée de multiples malades, notamment ceux venant des autres hôpitaux publics officiant au service minimum. “Heureusement la saison des vaccination est passée. Sinon on sera plus que submergé (…)”, craint une infirmière. “Notre équipe est diminuée mais les consultations ont augmenté, donc plus de boulot“, analyse-t-elle, anonyme.

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