Gouvernement de transition : Oumar Ibn Daoud face à son baptême de feu

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PORTRAIT – De taille moyenne, la barbe grisonnante et d’une voix grave, le secrétaire d’État aux Affaires étrangères, à l’intégration africaine et aux Tchadiens de l’étranger du gouvernement de transition, Oumar Ibn Daoud a embrassé à fleur d’âge une carrière politique. Tchadinfos est allé à sa rencontre.

Oumar Ibn Daoud est né à Guelendeng en 1973. Là, il fréquente l’école pilote, puis le lycée Jacques Moudeina de Bongor. Mais c’est à N’Djamena, précisément au lycée Félix Eboué qu’il obtint le baccalauréat.

Il intègre la faculté de N’Djamena dans les années 2000 au département d’histoire où il sort nanti d’une licence. Il fera longtemps de la vacation dans des collèges et lycées pour joindre les deux bouts.

La politique, il baigne dedans depuis l’adolescence, en classe de 3ème, dit-il. Il était secrétaire général chargé à l’organisation des jeunes de l’URD (Union pour le renouveau et la démocratie). En classe de 1ère, il est déjà président des coordinations des clubs culturels de l’UNESCO de Bongor puis de Guelendeng.

Il était également secrétaire général du Conseil islamique à Guelendeng de 1994 à 2018, un record de longévité à ce poste. Mais durant ce temps, il a été aussi chargé de relations publiques au ministère de la Défense de 2008 à 2009.

Il affirme s’être présenté deux (2) fois aux élections législatives (2006 et 2011) dans sa localité de Guelendeng, ex Grand Mayo-Kebbi, et les avoir brillamment remportées. Mais, dit-il, en 2006, “par la fraude de la majorité au pouvoir, il est écarté et non reconnu vainqueur.”

Enseignant intégré à la Fonction publique, Oumar Ibn Daoud est marié deux (2) fois, car ayant perdu sa première épouse en 1989, il se remarie en 2009. Il est père de neuf (9) enfants. .

Son épouse actuelle, au cours de ce bref entretien est attentive à tout malgré le regard fixé sur son portable, et rappelle son mari certaines dates qu’il semble oubliées. Il rigole en l’indexant, “c’est ma secrétaire particulière (…)”. Il est, avec Haroun Kabadi, l’un des vieux routiers de l’Assemblée nationale, car 5ème vice président depuis 2011. Il est également le vice-président de la Commission qui a rédigé la Constitution de la IV République.

Anecdotes. Le secrétaire d’État aux Affaires étrangères, à l’Intégration africaine et aux Tchadiens de l’étranger est un amateur de poésie et acteur de théâtre. “J’ai commencé à jouer des pièces depuis la classe de 6ème”, pointe ce monsieur qui prise comme mets, “la boule de penicillaire accompagnée de la sauce de gombo avec de la viande”.

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