Gouvernance : le Tchad est-il un exemple aux yeux du MAEP ?

La ville de Bongor a accueilli, ce vendredi, 28 août, le lancement de la vulgarisation du rapport d’évaluation-pays sur le Tchad, du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MARP). Mais quelle est la place du pays en matière de la bonne gouvernance ?

De façon transparente, ce rapport d’évaluation-pays sur le Tchad, met en exergue les ratés et les réussites du pays en matière de la bonne gouvernance. Le lancement de sa vulgarisation dans la province du Mayo Kebbi Est, principalement à Bongor, vise à informer la population et à l’amener à s’impliquer dans la construction de la bonne gouvernance au Tchad. Car, selon Kayar Oumar Défallah, point focal du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP), au Tchad, « la bonne gouvernance doit être l’affaire de chacune et de chacun ».

Dans ce rapport de 242 pages, « les questions sine qua non à la construction de la bonne gouvernance, telles que la corruption, les disparités régionales, les conflits, la promotion du genre, les défis environnementaux, ne sont pas occultées », déclare le président de la Commission gouvernance, Bananeh Ehnenki.

Les défis importants à relever par le Tchad

Le rapport d’évaluation-pays, présenté à Bongor par les membres du MAEP met en exergue quelques défis majeurs que le gouvernement tchadien doit relever pour assurer la bonne gouvernance.

Le premier est l’insuffisance d’une main d’œuvre compétente due au déphasage entre les programmes d’enseignement et les compétences requises par les organisations et les entreprises. Ensuite, l’insuffisance des infrastructures essentielles et des services d’appui tels que l’approvisionnement fiable en énergie, le transport des marchandises par les voies maritimes et routières à des prix compétitifs et l’accès au crédit et aux services financiers.

Photo de famille après la présentation du rapport aux bongorois, le 28 août 2020

En plus de cela, le MAEP parle des surcoûts de la pratique des affaires dus à des lourdeurs bureautiques et au manque de la transparence dans les procédures administrative et juridiques…

S’agissant du phénomène du chômage et des inégalités, le MAEP indique qu’au-delà des solutions conventionnelles, « la mise en œuvre de politiques novatrices, est la voie indispensable pour venir à bout de de ce phénomène ».

Malgré tout cela, le Tchad « foisonne des bonnes pratiques que les autres pays membres du MAEP devraient s’en inspirer », précise le rapport. A titre illustratif, le document parle de la création du Cadre national de dialogue politique.

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