Dimanche 20 juin 2021

Frappes françaises : Macron n’a pas « exigé une lettre » à Idriss Déby Itno, selon Acheikh Ibn Oumar

Dans une interview publiée ce vendredi 22 février sur Sputniknews, Acheikh Ibn Oumar, conseiller diplomatique du président tchadien, affirme qu’Emmanuel Macron, le chef de l’État français, n’a jamais « exigé » de lettre à son homologue du Tchad avant les frappes aériennes contre l’UFR.

«L’assertion prétendant que le président Emmanuel Macron aurait exigé une lettre du président Idriss Déby Itno n’émane d’aucune source officielle, française ou tchadienne, mais d’un journal », a déclaré Acheikh Ibn Oumar, conseiller diplomatique du président tchadien, dans une interview mise en ligne ce vendredi 22 février sur le site internet de l’agence russe d’information Sputniknews.

Début février, l’armée tchadienne, appuyée par la force Barkhane, a procédé à des frappes aériennes sur des positions des hommes armés de l’Union des forces de la résistance (UFR) dans les massifs de l’Ennedi.

« Dire “exiger une lettre”, ça dénote une méconnaissance du fonctionnement des États, a ajouté Acheikh Ibn Oumar. Un pays qui fait face à une menace directe, lancée à partir de l’extérieur avec des moyens fournis par des parties extérieures, a tout à fait le droit de demander une aide militaire directe ou indirecte à un autre État, à une communauté d’États ou à l’ONU. Les exemples sont nombreux à travers le monde. Nul besoin d’accords préalablement signés. »

Acheikh Ibn Oumar justifie l’intervention française

Depuis presque 40 ans, Acheikh Ibn Oumar est un personnage incontournable de la vie politique tchadienne. Après 25 ans d’exil, ex-rebelle et ancien ministre des Affaires étrangères sous Habré est revenu au pays le 4 novembre 2018. Amnistié, il occupe le poste de conseiller du diplomatique du président Idriss Déby Itno depuis janvier 2019.

Pour lui, « ce n’est pas exact » non plus de prétendre que « le terrorisme imputé à l’UFR » serait une « qualification de circonstance » pour justifier l’intervention française. « La caractérisation de terroriste n’est pas nécessaire pour justifier une action commune contre des menées qui relèvent de toute façon de la déstabilisation transfrontalière ou de l’attisement de conflits intercommunautaires », a-t-il affirmé.

Alex Beramgoto Jr

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