dimanche 14 août 2022

Fait divers : Asngar justifie la grossesse de la fille de son patron par les arriérés de son salaire

Asngar, employé comme domestique, a enceinté la fille de  son patron et justifie le fait par l’accumulation d’arriérés de salaire.

C’est une histoire aussi insolite que vraie. Asngar, trentenaire, employé depuis plus de trois ans chez un homme d’affaire au quartier Amtoukoui, dans le 7ème arrondissement municipal de N’Djamena, est pris en tenaille par son patron et les membres de la famille. Il est accusé d’avoir enceinté la fille de son patron, âgée d’une vingtaine d’années.

Convoqué tôt le matin du week-end dernier par son patron, alors qu’il accuse plus de six mois d’arriérés de salaire, Asngar croit enfin entrer en possession de son dû et promet à ses amis que leur week-end sera lumineux. Mais c’est sans savoir ce qui l’attendait chez son patron. A l’allure joyeuse, pour arriver à l’heure chez son patron, c’est à une joie amère que Asngar a fait face une fois sur place.

L’interrogation est bien musclée. Seul, face à une dizaine de personnes, on présente la fille enceinte à Asngar et on lui demande s’il reconnaît avoir couché avec elle. Chose qu’il balaie d’un revers de main au début. Mais sous la pression et la menace, ce dernier a fini par reconnaître les faits qui lui sont reprochés mais réfute être l’auteur de la grossesse.

Après plusieurs heures de discussions, Asngar tombe sous le coup des menaces, il avoue qu’il est l’auteur de la grossesse. « Comment pourrais-tu justifier un tel acte du fait que je te prends comme mon enfant ? », interroge le patron.

N’étant pas préparé à faire face à une telle interrogation, Asngar tente de justifier son tort par le fait qu’il accuse six mois d’arriérés. « Patron, si cela est arrivé, c’est parce que j’ai des arriérés de six mois de salaire. Donc c’est de la même façon que vous avez mal pour votre fille que moi aussi je supporte mal pour mes arriérés de salaire », explique-t-il, son forfait. Cette réponse a provoqué la colère de toute la famille qui s’est rouée sur lui avec des coups de toutes parts. Malgré tout cela, Asngar crie à tue-tête que son patron peut utiliser ses arriérés de salaire pour s’occuper de sa fille. Très nerveux du raisonnement de son employé, le patron fait transférer Ansgar manu-militari dans un commissariat de la place.

Sabre Na-ideyam

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