Exploitation du champ pétrolier de Sedigui : les travaux sont à 85%, constate le DG de la SHT

En visite d’exploration sur le site du champ pétrolier et gazier de Sedigui dans la province du Kanem, le directeur général de la Société des hydrocarbures du Tchad (SHT) s’est imprégné de l’état d’avancement des travaux. Selon lui, d’ici janvier 2020, le brut coulera dans le pipeline de Sedigui à la raffinerie de Djermaya.


En chantier depuis octobre 2017, date de la pose de la première pierre, les travaux d’installation des unités de production du site pétrolier et gazier de Sedigui dans la province du Kanem avance progressivement. Pour évaluer l’état d’avancement des travaux, une équipe conduite par le directeur général de la Société des hydrocarbures du Tchad (SHT), Seid Déby Itno est descendue sur le terrain ce 20 octobre 2019.


De la salle de contrôle aux unités de traitement et stockage, tout est pratiquement achevé. D’après les explications du président-directeur général de l’entreprise Blueocean Oilfields et General gaz Tchad, Wu Xing Jun, le brut qui sort du puits est conduit au niveau des séparateurs (gaz et pétrole) puis est acheminé dans les pompes qui, en dernier lieu, l’injecte dans le pipeline pour la transformation à la raffinerie de Djermaya à quelques 310 kilomètres. De l’avis du directeur général de la SHT, l’état d’avancement des travaux est estimé à 85%. « Nous pensons que d’ici janvier 2020, le brut coulera dans le pipeline de Sedigui à la raffinerie de Djermaya », espère Seid Déby Itno.

Pour démonstration, l’entreprise en charge des activités a procédé au torchage du gaz et au prélèvement de l’échantillon du brut. Et les échantillons prélevés ont été scellés par les directeurs de la SHT et du Blueoceans pour être envoyés en Chine pour étude.

Les employés du site de sedigui procédant au prélèvement du brut

Capacité de production


La capacité de production est estimée à 2 000 barils par jour du pétrole brut et 400 000 m 3 de gaz par jour, a affirmé Seid Déby Itno. C’est un site condensat, raison pour laquelle la quantité du gaz est supérieure au pétrole, explique-t-il. Le brut sera transporté vers la raffinerie pour suivre le processus de raffinage et le gaz sera utilisé pour la production de l’électricité. Ce qui soulagera bien de ménages qui, actuellement, se peinent à s’alimenter en gaz et autres produits énergétiques.


Pour éviter d’éventuelle fuite de déchet toxique, un bassin d’évaporation est construit à cet effet. Les eaux contaminées seront évacuées dans ce bassin pour être par la suite évaporée. Il n’aura pas de fuite de déchet toxique, a rassuré le directeur général de la SHT.
La visite d’inspection a été clôturée par une réunion entre les autorités civiles, traditionnelles et militaires.

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