Entreprenariat : Denodji décroche 5 000 dollars pour financer son entreprise

Entreprenariat : Denodji décroche 5 000 dollars pour financer son entreprise

Denodji Robertine, c’est son nom. Elle est âgée de 49 ans, cette entrepreneure tchadienne, après avoir frappé à toutes les portes au niveau national obtient finalement le financement de la Fondation Tony Elumelu, pour le démarrage de son Entreprise de Production et de Commercialisation d’Huile d’Arachide au Tchad (EPCHAT) basée à Doba, dans le Logone oriental lors du forum économique tenu du 28 au 29 octobre 2016, à Lagos.

Denodji Robertine est la seule tchadienne parmi les 1 000 entrepreneurs africains sélectionnés parmi les 45 000 candidats au départ. La Fondation Tony Elumelu octroie pour le démarrage de son entreprise 5 000 dollars américains soit près 3 millions de Fcfa, et elle pourrait gagner jusqu’à 25 000 dollars (environ 15 millions de Fcfa) si elle évolue normalement.

«Je suis motivée pour aller de l’avant. C’est une grande opportunité que la fondation m’offre pour enfin réaliser mes rêves. En plus du capital de démarrage, la plate forme me permet d’accéder à des informations sur le secteur de mon activité» a confié Mme Dénodji Robertine à Tchadinfos.

Tout en estimant que ce  financement l’aidera à commencer le travail à une petite échelle mais pour la durabilité de son activité, la lauréate pense vendre son plan d’affaire auprès des opérateurs économiques au niveau du Tchad et d’autres partenaires.

Bien qu’elle ait élaboré son plan d’affaire depuis 2009, la jeune dame Dénodji n’a pas pu lancer son projet car elle n’a pas mobilisé le montant nécessaire. Pour elle, il y a des projets où on peut démarrer sans argent ou avec moins d’argent (projets de services) mais certains projets tels que les projets de production nécessitent un fonds minimum pour commencer.

L’idée de la production d’huile d’arachide est partie du constat que l’huile est un produit de grande consommation, les potentialités pour la production locale sont aussi grandes mais le besoin est mal satisfait par la production locale en qualité et en quantité et la majeure partie du besoin en huile est comblée par l’importation déclare-t-elle.

Au Tchad, l’arachide domine la filière oléagineuse avec 80%, la production annuelle est de 450 000 tonnes. Mais, observe-t-elle, il n’existe pas pour le moment au niveau national une usine moderne qui produit de l’huile d’arachide, même l’huilerie qui existe date de 1978 et produit l’huile de coton.

 

2 Commentaires

  1. Djimta
    7 novembre 2016 at 4 h 18 min Répondre

    C’est une femme génie mais très discrète.Très éduquée ayant au moins quatre Master et Doctorante. Le Tchad a besoin d’elle pour son essor economique. Fille de Pasteur Djimta Eloi Le Ndele et de Adaman Raadimadji.
    Tu mérites et c’est un début !
    Rev. Djimta Aser

Laisser un commentaire

SITUATION DU TCHAD

Confirmés : 860 

Guérisons : 770

Décès : 74

%d blogueurs aiment cette page :